En 1845, le mildiou ravageait les cultures de pommes de terre provoquant sur l'île un drame humain effroyable. Pourtant l'île appartenait au Royaume-Uni, une puissance très riche.
La Grande Famine en Irlande (Arte) : les chiffres effarants de la catastrophe

La grande famine a touché durablement les Irlandais. Et pour cause, ils en ont été victimes durant sept longues années, de 1845 à 1852, alors qu'ils faisaient alors partie (depuis 1801) de l'empire britannique, la première puissance mondiale. Sur leur île dont la terre était peu fertile, la pomme de terre, importée d'Amérique du Sud, était devenue la seule véritable culture. Un tiers de la population en dépendait, particulièrement les plus pauvres.

Quand le mildiou, un parasite qui s'attaque aux pommes de terre, a frappé l'Europe, certains pays sont parvenus à mettre en place des politiques adaptées qui ont permis de limiter la catastrophe. Si bien que sur le Vieux-Continent, la perte humaine s'est chiffrée à une centaine de millier de personnes. Cela est peu en comparaison de l'Irlande, où la famine a eu des conséquences d'une toute autre ampleur. Sur l'île, environ un million de personnes sont mortes, soit un habitant sur huit. En 1852, dans certains coins, il n'y a presque plus d'enfants.

Abandonnés à leur triste sort par l'élite anglaise qui les méprisait, bon nombre d'Irlandais n'ont trouvé d'autre issue que la fuite. Ils sont deux millions à avoir quitté définitivement leur terre natale durant cette période. La plupart se rendaient au Canada, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande ou en Australie. Souvent porteurs de maladies, affaiblis, ils étaient nombreux à périr en mer. Outre-Atlantique, certains descendants des émigrés irlandais...

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