Le 26 septembre 2019, un spectaculaire incendie ravageait l'usine Lubrizol. Eau noircie, retombées de suie et cultures malmenées… Les conséquences de cet accident sont nombreuses et touchent Rouen comme les communes limitrophes. Attention, cependant, aux fake news.
Rouen : voici les pires rumeurs qui circulentAFP

Les pires rumeurs qui circulent sur Rouen : de nombreuses fake news qui polluent les médias ?

"Prendre de la distance avec ses a priori", assure le sociologue des médias Jean-Marie Charon. Dans les colonnes de France Bleu Normandie, il revenait ce lundi 1er octobre sur les nombreuses fake news qui ont été diffusées sur les réseaux sociaux et parfois reprises dans la presse après l’incendie de l’usine Lubrizol, à Rouen. Au menu ? Les images d’une grave explosion, qui tournait déjà dans la matinée du 26 septembre, mais aussi les photos d’oiseaux morts sur les quais de Seine ou celles de poissons morts qui auraient été aperçus à 45 kilomètres en aval du site classé Seveso.

Dans la plupart des cas, note le journal régional 76Actu dont le site Actu.fr reprend les informations, ces informations sont erronées. La vidéo de l’explosion a en fait été tournée le 12 août 2015, dans le Nord-Est de la Chine. Les images diffusées étaient en fait celles d’un grave accident survenu dans un entrepôt de produits chimiques, installé dans la zone industrielle de la ville portuaire de Tianjin. L’internaute a d’ailleurs déclaré avoir voulu "tendre un piège aux journalistes", précise France Bleu.

Quid des oiseaux et des poissons retrouvés morts après le sinistre ? D’abord, il est impossible d’affirmer que c’est la toxicité de l’incendie. "S’il y avait un risque de mort prématurée, elle interviendrait plusieurs jours après", explique d’ailleurs un membre de la ligue de protection des oiseaux, contacté par 76Actu. Attention aussi aux fausses photos : celle qui fait montre d’une route jonchée de cadavres d’oiseaux date de janvier 2011. Elle a été prise aux États-Unis d’Amérique, rappelle Le Monde. "Les spécialistes de la qualité des eaux de la Seine que nous avons joints était très dubitatifs", écrivent de leur côté les journalistes de France Bleu, au sujet des dépouilles de poissons.

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