Parce qu'ils sont trop intrusifs ou en conflit avec leurs enfants, certains grands-parents ne voient plus leurs petits-enfants. Une situation douloureuse pour ceux qui attendaient beaucoup de cette nouvelle étape de leur vie.
Conflits, non-dits... Comment des grands-parents se retrouvent privés de leurs petits-enfantsIllustrationIstock

De nombreux grands-parents ont une place prépondérante dans la vie de leurs petits-enfants. Ayant souvent plus de recul que les parents – car ils sont déjà passés par là – ils parviennent à développer une relation privilégiée avec la progéniture de leur progéniture. Une relation qui peut être forte, parfois idéalisée, mais qui, comme toutes, apporte aussi son lot de déceptions. Si la distance espace les rencontres, que le rythme de vie des petits-enfants n’est pas celui des grands-parents, ce sont parfois des problèmes plus profonds qui viennent entacher leur relation, quand elle n’est pas complètement rompue. Une situation qui peut alors être très difficile pour ces grands-parents qui en attendaient beaucoup, peut-être un peu trop, ou qui font face au résultat de non-dits, de problèmes familiaux plus lourds.

Grands-parents privés de leurs petits-enfants : un sentiment de honte

Annick Eschermann est écoutante pour l’Ecole des grands-parents européens depuis une dizaine d’années. Elle-même grand-mère, elle donne de son temps pour venir en aide à ces grands-parents qui se sentent parfois un peu démunis, un peu dépassés par les événements. "Dans notre mission, on essaie dans un premier temps de valoriser le courage de l’appelant, car c’est courageux de dire à quelqu’un de l’extérieur qu’il y a des choses pesantes chez soi et qu’on ne sait pas toujours vers qui se tourner", nous explique-t-elle. L’objectif des écoutants de l’association – qui sont parfois des psychologues, des conseillères conjugales – est de comprendre le malaise d’une personne, afin qu’elle puisse parler de ses émotions. "On l’aide autant qu’on peut à clarifier sa situation, parfois c’est assez confus car beaucoup de choses arrivent en même temps dans la vie de cette personne", détaille Annick Eschermann.

Ils sont désormais de plus en plus nombreux à décrocher leur téléphone. Selon le rapport d’activités 2018 de l’association, plus de 250 appels ont été reçus, provenant à 50% des régions autres que la région parisienne et, dans 80% des cas, de grands-mères. Comme le précise Annick Eschermann, "on voit qu’il y a de plus en plus de grands-pères qui osent appeler. Il ne faut pas oublier que ce sont des personnes d’un certain âge, qui ne sont pas habituées à mettre comme ça, sur la place publique, les propres soucis de leur vie". Bien souvent, ces grands-parents ont également honte de cette situation : "Une grand-mère me disait qu’elle ne pouvait pas en parler à ses amies, car ça se passe trop bien avec leurs petits-enfants", nous confie l'écoutante.

Ce sont parfois des problèmes lourds que doivent entendre les écoutants, sur fond de conflits familiaux, de non-dits et d’incompréhension entre générations.

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