Meurtres, agressions, harcèlement… En France, c'est près de la moitié de la population qui est particulièrement exposée à ces risques. Explications.
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La moitié de la population française en danger : tuées parce que femmes

Cette journée du 8 mars célèbre comme chaque année la journée internationale des droits des femmes. Si cette année elle a pour thème à l’international "Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement", chaque édition est l'occasion de (re)mettre (tristement) le doigt sur les inégalités et les dangers qui guettent encore la moitié de la population française. Ces derniers jours, les associations ont notamment pointé du doigt le féminicide.

Ce mot, qui peine encore à se faire une place dans le vocabulaire français, désigne le meurtre ou l’assassinat d’une femme ou d’une fille. "Il permet de souligner le caractère genré d’un crime", explique la sociologue Pauline Delage à Planet. D’abord utilisé par aux Etats-Unis par l’écrivaine et féministe et Diana E. Russell, il a notamment beaucoup circulé en Amérique Latine.

Parmi les arguments avancés par les associations féministes pour une démocratisation de son usage, une meilleure mesure : "Le fait de le caractériser en droit pénal permettrait de rendre plus visible cette réalité-là […] et d'avoir des statistiques plus précises. Le fait d'employer ce terme ferait avancer les professionnels et plus largement l'opinion publique sur cette question", précisait ainsi la sociologue Stéphanie Le Gal-Gorin dans Grazia, évoquant notamment l’affaire Alexia Daval. 

En attendant des statistiques judiciaires établies, journalistes et collectifs relèvent chaque jour le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou époux. En France, on en dénombre 30 depuis le début de l’année 2019, a dévoilé l’association Nous Toutes ce week-end. Une femme tous les deux jours.

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