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Le ministre de la Santé est visiblement lassé par la défiance des Françaises et des Français à l'égard du vaccin AstraZeneca. C'est pourquoi il entend permettre son utilisation dans plus de situations que ce n'est le cas aujourd'hui.
AstraZeneca : la nouvelle technique du gouvernement pour se "dégager de ses responsabilités"Istock

Les Françaises et les Français n’aiment pas le vaccin AstraZeneca. Ils ont même tendance à le bouder à en croire les chiffres : ces derniers jours, le nombre d’injections quotidiennes reposant spécifiquement sur ce sérum chutait à 27 000… contre 75 000 il y a deux semaines, rapporte Europe 1. Problème ? L’Hexagone vient d’acquérir un stock de deux millions de doses… Qu’il faudra écouler d’une façon ou d’une autre.

A l’évidence, le ministre de la Santé et des Solidarités est fatigué par l’attitude de ses concitoyens, qui ne cessent de se méfier d’AstraZeneca. C’est pourquoi il a saisi la Haute Autorité de Santé (HAS) dans l’espoir de revitaliser l’utilisation de ce sérum, poursuivent nos confrères. Il entend permettre à tout un chacun, indépendamment des traditionnelles restrictions d’âge, de profiter du vaccin. 

Vaccin AstraZeneca : le nouveau plan du gouvernement pour le rendre de nouveau populaire

Encore faut-il le vouloir ! En effet, le sérum AstraZeneca n’est pas sans risque, ce qui explique la réticence des Françaises et des Français. Il est à l’origine, dans des cas rares, de thromboses. Ce que n’a pas oublié l’Etat qui, semble-t-il, a trouvé la combine parfaite pour se protéger en cas de complication.

D’abord, parce qu’il n’est pas nécessairement jouable d’obliger qui que ce soit à opter pour ce produit plutôt que pour l’un de ses concurrents, il faudra être volontaire. Ensuite, Olivier Véran envisage la signature d’une décharge de responsabilité. 

Comprendre : l’Etat ne pourrait être tenu pour responsable de votre situation en cas de dégradation de votre état de santé après injection. "On est vraiment très surpris que le gouvernement propose aux patients de signer une décharge."Parce qu'en fait, c'est dégager l'Etat de ses responsabilités", analyse Jean-Paul Hamon, président d’honneur de la Fédération des médecins de France, aux micros de nos confrères. Et lui de trancher, sans appel : "Cela m'étonnerait que cette proposition aille au bout".

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