Falsifications, vols, détournements... l'arnaque aux chèques est loin d'avoir disparue. De nombreux escrocs se servent encore de ces méthodes pour vous ruiner.
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Arnaque aux chèques : de plus en plus de fraudes

Gare aux arnaques aux chèques ! La Banque de France a récemment fait un constat alarmant concernant ce type de fraude. Le rapport annuel de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, cité par le Le Parisien stipule que durant l'année 2017, "le chèque est le seul moyen de paiement à connaître une hausse des montants fraudés, lesquels atteignent 296 millions d’euros, soit une progression annuelle de 9%".

"Son taux de fraude progresse pour s’établir à 0,0286%, soit un euro de fraude pour 3 500 euros de paiement", est encore inscrit dans le rapport.

"C’est un type de fraude que l’on avait vu disparaître depuis une dizaine d’années et qui revient en force", s’alarme Serge Maître, porte-parole de l’association française des usagers des banques (Afub). "Les cartes bancaires devenant de plus en plus difficiles à frauder, le chèque réapparaît comme un moyen facile à falsifier", ajoute t-il dans les colonnes du quotidien régional.

En France, plusieurs escoqueries relatives aux chèques sont constatées par l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement. Le rapport indique que le vol/perte est la première fraude observée avec un taux à 44%, suivi de près par les falsifications (43%).

Face à ce fléau, Serge Maître, conseille aux victimes de "demander une copie de leur chèque à leur agence bancaire".

Afin d’éviter toutes arnaques aux chèques, Le Parisien rappelle qu’il est possible de faire opposition d’un paiement auprès de son agence.

Arnaque aux chèques : un moyen de paiement de moins en moins utilisé ?

Le bilan constaté par l'Observatoire pourrait paraître étonnant puisque de moins en moins de Français utilisent le chèque comme mode de paiement. En effet, ce dernier occupe seulement la quatrième place en termes d’utilisation, loin derrière les cartes bancaires ou la monnaie fiduciaire.

En 2017, son déclin s’est traduit par une baisse de 10% du nombre d'opérations, et de 7% du montant total transféré. En France, plus de la moitié des transactions scripturales ont été faites par carte (52%) en 2017, contre seulement 8% par chèque !