Affaire Lyhanna : la mère de la petite Rosa, qui accuse Jérôme Barella de viols, porte plainte contre Gérald Darmanin
Le ministre de la Justice visé par une plainte devant la CJR
La mère de Rosa, activement soutenue et représentée par ses conseils, a pris la décision de saisir officiellement la Cour de justice de la République (CJR) le 29 juin 2026. Cette cour spécifique demeure la seule instance constitutionnellement habilitée à juger les ministres et secrétaires d'État pour des infractions ou des actes délictuels accomplis dans l'exercice de leurs fonctions gouvernementales. Cette démarche judiciaire intervient peu de temps après les révélations publiques concernant les viols répétés subis par la jeune Rosa ainsi que le meurtre tragique de la petite Lyhanna.
Dans ces deux dossiers criminels étroitement liés, le suspect numéro un a été identifié comme étant Jérôme Barella. Face à l'horreur de ces événements, le document transmis à la justice vise Gérald Darmanin pour un motif pénal précis : "mise en danger délibérée de la vie d’autrui". Les avocats de la plaignante s'appuient sur le Code pénal pour démontrer que l'inaction globale, ainsi que la carence manifeste des services administratifs placés sous l'autorité hiérarchique du Garde des Sceaux, ont directement conduit à la perpétration de nouvelles agressions. La plainte affirme que l'État n'a pas pris les dispositions nécessaires pour protéger ces enfants.
Un historique de failles judiciaires et le profil alarmant du suspect
Le passé du principal mis en cause illustre l'étendue des manquements dénoncés par les familles des victimes. Le parcours de Jérôme Barella est en effet connu des services de police et de justice depuis près d'une décennie. Selon les informations dévoilées par Le Parisien, l'homme était ciblé par "une demi-douzaine de procédures pour violences sexuelles sur mineurs" depuis l'année 2017. Malgré ce lourd passif de six procédures distinctes, aucune incarcération préventive ni aucune mesure d'éloignement strict n'a été prononcée à son encontre par les magistrats.
Les investigations mettent particulièrement en exergue des erreurs flagrantes survenues durant la période 2024-2025. Le suspect a continué d'évoluer en totale liberté, bénéficiant d'une absence de suivi effectif en dépit des multiples alertes émises par les professionnels de l'enfance. La plainte s'efforce de prouver la responsabilité pénale du ministre de la Justice concernant l'organisation défaillante de la chaîne pénale.
La justice doit maintenant déterminer si les lacunes structurelles d'un ministère peuvent être imputées à l'absence de directives de son dirigeant politique. La Cour de justice de la République est désormais tenue de statuer sur la recevabilité de cette action. Les sanctions encourues posent également la question des dédommagements possibles lorsque le service public faillit à son devoir de protection élémentaire envers les citoyens les plus vulnérables.
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