Trente-trois ans après l’assassinat du petit Grégory Villemin, un cousin éloigné de Murielle Bolle a révélé aux enquêteurs des éléments qui pourraient faire prendre un nouveau virage à l’affaire. Découvrez ce qu'il leur a dit. 


Jeudi en fin de journée, Murielle Bolle a été mise en examen pour enlèvement de mineur de moins de 15 ans suivi de mort. Une décision de justice qui fait suite au témoignage de l’un de ses cousins éloignés. En 1984, Murielle Bolle qui avait alors 16 ans avait raconté avoir vu son beau-frère, Bernard Laroche, emmener le petit Grégory Villemin dans sa voiture. Elle s’était ensuite retractée quelques jours plus tard, assurant avoir fait une fausse déclaration sous la pression des enquêteurs. Mais selon le témoin qui s’est récemment manifesté, la pression serait venue de son entourage. Aux gendarmes, il a en effet expliqué que l’adolescente avait été victime de violences au sein même de sa famille pour revenir sur son témoignage initial, et même qu’il aurait assisté à ces violences. L’homme a par ailleurs confié qu’à l’époque Murielle Bolle lui aurait également dit que le petit Grégory aurait été remis à deux personnes après son enlèvement.

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"C’est un témoignage précis"

"C’est un témoignage précis", a souligné le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, tandis que l’avocat de Murielle Bolle, Me Jean-Paul Teissonnière, s’est étonné de ce témoignage de dernière minute. "Cette affaire provoque l’aimantation des esprits fragiles qui sont souvent dangereux. On ne dit rien pendant trente-deux ans et, quand les informations circulent, on découvre des choses inouïes. C’est un mécanisme terriblement pathogène", a-t-il dénoncé dans les colonnes du Parisien.

En attendant l’audience de la chambre d’instruction qui aura lieu mardi et qui examinera son maintien ou non en détention provisoire, Murielle Bolle reste mise en examen et placée en détention provisoire. Aujourd'hui, elle "ne reconnaît pas l'existence de ces violences", a indiqué le procureur de la République de Dijon jeudi soir.