C'est une affaire dans l'affaire que révèlent Le Point et Mediapart. Au coeur de ces nouvelles informations se trouve un juteux contrat...
AFP

Affaire Benalla : un contrat à près de 300 000 euros

Selon les informations du Point  et de Mediapart, Vincent Crase, le gendarme réserviste mis en examen dans l’affaire Alexandre Benalla, est dans les radars de Tracfin, l'organisme anti-blanchiment du ministère de l'Économie et des Finances. La raison : un contrat de 294 000 euros signé avec Iskander Makhmudov, un oligarque russe considéré comme un proche de Vladimir Poutine.

Ce contrat aurait été conclu le 28 juin dernier, soit un mois avant que l’Elysée et le parti En marche ne remercie ce proche d’Alexandre Benalla à la suite de sa mise en cause dans l’interpellation violente d'un manifestant place de la Contrescarpe. Autre spécificité dans cet accrord, le milliardaire russe est "suspecté par plusieurs magistrats européens d’être lié à la mafia russe", bien qu’il n’ait jamais été condamné en Europe, précise Mediapart.

Au moment de la signature, Vincent Crase, en plus d’être salarié d’En Marche au titre de responsable adjoint "sûreté et sécurité", est le seul actionnaire de la société Mars Conseil qu’il a lui-même créé. Or, c’est via cette PME de conciergerie de luxe que l’homme de 45 ans a passé son contrat de "protection de proches et de biens" avec Iskander Makhmudov. 

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Affaire Benalla : l'ancien employeur de Benalla sous-traite la prestation

Le journal Le Point révèle également que pour exécuter son contrat, l’ancien gendarme de réserve a fait appel à l’entreprise Velours, qui n'est autre que l’ancien employeur d’Alexandre Benalla de 2013 à 2015. Interrogé par l’hebdomadaire, le proche d’Emmanuel Macron précise que Vincent Crase l’a "présenté aux dirigeants de Velours en 2012. Il les connaissait avant [lui]". 

Réfutant toute implication, il ajoute : "Je n'ai rien à voir avec cette histoire. On continue à vouloir me salir alors que ce contrat relève de la vie privée et professionnelle de M. Crase qui est mon ami, n'en déplaise à certains." A Mediapart, il assure n’avoir "jamais pris part à la moindre négociation, ni de près ni de loin".

Egalement contacté par Le Point, l’entreprise Velours reconnait avoir sous-traité en partie la prestation obtenue par Mars conseil qui leur "a reversé aux alentours de 65 000 euros par mois pour une prestation commencée en juillet qui devait durer trois mois." Un contrat auquel la société a coupé court "prématurément, en septembre, après la mise en cause judiciaire de Vincent Crase et Alexandre Benalla".

Au final sur les 294 000 euros en question, 147.000 euros ont été versés sur un compte de la société Velours Close ainsi que 25.000 euros à Velours Sécurité. Plus intéressant, Vincent Crase a perçu 114.000 euros directement sur son compte en juin dernier, indique Mediapart. C’est ce dernier élément qui aurait attiré l’attention de Tracfin.

Vidéo : Affaire Benalla : le vrai rôle de l'argent russe

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