Depuis les dernières élections européennes, les spéculations vont bon train sur les personnes susceptibles de prendre la tête des organes principaux de l'Union. Emmanuel Macron, lui, entend bien peser dans les décisions.
AFP

Camouflet pour Emmanuel Macron ! Nathalie Loiseau a renoncé le 13 juin dernier à briguer la présidence de Renew Europe (Renouveler l’Europe), le groupe centriste au Parlement européen. Alors qu'il pensait avoir une porte d’entrée solide pour asseoir son influence au sein de l’UE, il ne perd toutefois pas espoir et compte toujours peser dans les négociations aux postes clés, relate Le Journal du Dimanche.

Parmi ces postes importants se trouvent la présidence de la Commission européenne, celle du Conseil,du Parlement, de haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et de la présidence de la Banque centrale européenne.

Emmanuel Macron soutient Angela Merkel à la présidence de la Commission

Le président de la République a annoncé le 11 juin dernier, lors d’une interview à la Radio Télévision Suisse, qu’il soutiendrait la chancelière allemande si elle décidait de se présenter à la présidence de la Commission européenne. "Je ne vais pas m’engager pour Angela Merkel pour qui j’ai beaucoup d’amitié", a-t-il néanmoins précisé. 

"L'Europe a besoin de visages, de personnalités fortes, elle a besoin de gens qui ont une crédibilité personnelle et les compétences pour remplir les postes qui sont les leurs", déclarait-il lors de l'interview. 

Mais la chef d’Etat allemande n’a pour le moment pas annoncé sa candidature pour prendre la succession de l’actuel président de la Commission, Jean-Claude Juncker.

Désaccord au sein du couple franco-allemand

Le tandem Macron/Merkel risque d'être fragilisé au cours des prochaines semaines. En effet, un désaccord plane sur le nom de la personne capable de prendre la présidence de la Commission. Si la chancelière allemande est favorable au principe du Spitzenkandidaten (l’automaticité de la candidature des chefs de file) et soutient Manfred Weber, chef de file du Parti populaire européen (PPE), ceci n’est pas le cas d’Emmanuel Macron, qui est contre ce principe.

"Si les uns et les autres restent sur les noms actuels, nous aurons un blocage", avait-il prévenu le 28 mai dernier, lors du début des négociations.

Il propose trois noms : Margrethe Vestager, l'actuelle commissaire européenne à la Concurrence, Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit et Frans Timmermans, ancien diplomate néerlandais.

Angela Merkel souhaite que "les dirigeants de l’Union soient en mesure de faire une proposition de candidat pour la Commission et le Parlement" d’ici le prochain Conseil européen, qui aura lieu le 21 ou 22 juin prochain, a-t-elle précisé lors des premières négociations, comme le rapporte Le Monde.

La décision finale interviendra le 16 juillet prochain, lorsque les eurodéputés approuveront le nom du président de la Commission européenne à la majorité absolue, parmi les propositions faites par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE.

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