Polémique à La Courneuve : le nouveau maire LFI retire un slogan jugé "nazi"

Publié par Matthieu Chauvin
le 31/03/2026
Mathilde Panot et Aly Diouara
Autre
© Ait Adjedjou Karim/ABACA
À peine installé à la mairie de La Courneuve, l'insoumis Aly Diouara déclenche une vive polémique après la publication d'un slogan accusé de reprendre une rhétorique "nazie."

À peine installé à la mairie de La Courneuve, l'insoumis Aly Diouara déclenche une vive polémique après la publication d'un slogan accusé de reprendre une rhétorique totalitaire. Élu récemment avec un score serré de 51,53 % au second tour, le nouvel édile concentre déjà les critiques. Alors qu'il prenait officiellement ses fonctions dans un climat de division, une "erreur de communication" a immédiatement enflammé les réseaux sociaux et fait réagir vivement l'ensemble de la classe politique.

Un bad buzz immédiat sur les réseaux sociaux

Le 30 mars 2026, l'équipe de l'élu publie une vidéo de campagne sur la plateforme X afin de célébrer l'arrivée du nouveau maire à l'hôtel de ville. Ce contenu numérique s'accompagne d'une formule qui met instantanément le feu aux poudres : "Une ville, un peuple, un maire." Rapidement, cette phrase est interprétée par de nombreux observateurs comme une déclinaison locale d'un slogan totalitaire tristement célèbre, révèle Le Figaro.

Devant l'ampleur soudaine de la controverse, l'élu procède à un rétropédalage en urgence. Le message original est effacé des réseaux sociaux quelques heures après sa diffusion. En remplacement, une nouvelle adresse beaucoup plus consensuelle est partagée aux administrés. Cette manœuvre numérique vise à étouffer l'incendie, mais le mal est déjà fait et les captures d'écran circulent abondamment sur Internet. Voici la vidéo postée en "remplacement."

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Une référence historique pointée du doigt

Le tollé suscité par cette formule s'explique par son évidente structure sémantique, calquée presque mot pour mot sur le "Ein Volk, ein Reich, ein Führer" (Un peuple, un empire, un guide) du régime nazi. Les réactions politiques pleuvent, notamment de la part de l'opposition. Le député Rassemblement national Julien Odoul dénonce une provocation grave. Tel que rapporté par Valeurs actuelles le 30 mars 2026, il déclare : "C’est un exemple supplémentaire de l’idéologie des membres de LFI : celle d’un parti aux relents totalitaires."

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Son collègue Frédéric Falcon s'associe à cette indignation en dénonçant un dérapage inacceptable. Ce scandale éclate dans un environnement local particulièrement tendu. La récente élection municipale a été le théâtre d'affrontements rudes entre les candidats. Pour preuve de ce climat délétère, la chaîne LCP indique qu'Aly Diouara a écopé d'une condamnation pour diffamation à l'encontre de son opposant socialiste le 12 mars 2026, juste avant le passage aux urnes.

Une mandature sous surveillance stricte

Contraint de réagir, le nouvel édile adopte une stratégie de défense basée sur l'esquive. Aly Diouara maintient un silence absolu sur le fond de la polémique historique. Il préfère publier des messages d'apaisement, affirmant vouloir être le représentant de "toutes et tous sans distinction." Malgré ces tentatives de pacification, cet épisode fragilise sérieusement la crédibilité de la nouvelle municipalité dès ses premiers jours d'exercice. L'embarras gagne même certains membres de la coalition de gauche face à cette situation.

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