La blague d'un animateur de France 2 déclenche un tollé politique et médiatique : malgré lui ?

Publié par Matthieu Chauvin
le 05/05/2026
Bruno Guillon
abacapress
Ce 5 mai 2026, l'animateur d'un célèbre jeu de France 2 se retrouve au cœur d'une vive controverse après avoir repris une candidate sur l'usage d'une expression anodine à connotation religieuse. Les voix s'élèvent, posant la question de la neutralité sur le service public.

Depuis plusieurs années, le présentateur s'est imposé sur France 2 avec sa bonne humeur quotidienne aux commandes du jeu "Chacun son tour", qui a remplacé les "Z'amours". Pourtant, ce qui ressemblait à une simple blague faite par Bruno Guillon a transformé un simple divertissement de fin de matinée en véritable affaire d'État.

Une séquence inattendue : quand le langage courant devient tabou

Lors du numéro diffusé le 4 mai 2026, une participante exprime sa lassitude après une longue attente en coulisses avant de passer à l'antenne : l'enregistrement de pas moins de 18 émissions dans la journée ! Bruno Guillon, rapporte TV Magazine, essaie de détendre l'atmosphère : "J’ai parlé de vous, ça faisait longtemps qu’on ne vous avait pas vue. 18 émissions ! On n’en était pas encore au stade de Giulia à vous installer un salon autour de vous. Le salon, on l’installe au bout de 25-30. Là, 18, ça fait partie un peu du chemin de..." Et la candidate de répondre "de croix." C'est la que se produit ce qui déclenche le tollé.

Bruno Guillon enchaîne immédiatement, lui coupant la parole : "Euh de croix, ou d'étoile, ou de croissant. On n'est pas attaché à une religion en particulier, mais ça fait partie du cheminement de l'émission." Ce qui n'était qu'une simple blague et une façon de s'excuser vis-à-vis de la candidate, va engendrer la fureur des milieux conservateurs, à commencer par l'ancien et célèbre avocat Gilbert Collard. Mais était-ce une blague ou de l'autocensure, pour ne froisser "personne" ?

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L'embrasement des réseaux sociaux : entre ironie et indignation

Dès la fin du générique, des milliers d'utilisateurs sur X dénoncent ce qu'ils assimilent à une police de la pensée. Les internautes soulignent d'ailleurs que l'Académie française définit cette locution comme une simple "suite de souffrances", dépourvue de toute obligation d'affiliation spirituelle. Le mécontentement enfle rapidement. "Vouloir gommer des expressions de la langue française sous prétexte de laïcité est une dérive absurde", s'insurge l'un d'entre eux. D'autres réactions ne tardent pas.

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La classe politique s'empare de l'affaire : le débat sur les racines et la laïcité

L'affaire sort du strict cadre télévisuel lorsque plusieurs figures de la droite et de l'extrême droite montent au créneau. Ces élus pointent du doigt un militantisme laïc qui viserait à effacer l'héritage culturel national. Le 5 mai 2026, le député RN Julien Odoul poste un message sur X après une interview sur Europe 1, faisant aussi référence à "La Nuit des Molières" sur France 2, qui fait également polémique depuis la veille, à cause de certains de ses invités, de son "entre-soi" et des piques envoyées aux médias du groupe Bolloré.

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Gabrielle Cluzel, rédactrice en chef de Boulevard Voltaire et chroniqueuse de la chaîne CNews, catholique revendiquée y est aussi allée de son post.

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France Télévisions face à la polémique : une consigne de la direction ?

Cette sortie soulève des interrogations sur d'éventuelles directives de neutralité absolue imposées par la direction de la chaîne publique. Si le présentateur est habitué aux traits d'humour libres, ce basculement soudain vers une censure linguistique surprend. Les observateurs du paysage audiovisuel estiment que cette séquence traduit parfaitement la nervosité croissante du service public face aux thématiques liées aux identités et aux croyances.

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