Bruno Salomone : décès de l'acteur à 55 ans après un long combat contre la maladie
L'inoubliable interprète de Denis Bouley dans "Fais pas ci, fais pas ça" laisse derrière lui des millions de téléspectateurs orphelins. Figure familière du petit comme du grand écran, le comédien luttait depuis plusieurs mois en toute discrétion contre un cancer. Retour sur les confidences de ses proches et sur le parcours d'un artiste polymorphe qui aura marqué le cœur des Français.
L'annonce officielle : une disparition "après un long combat"
Une véritable onde de choc a traversé le pays en ce milieu de journée dominicale. Laurent Grégoire, l'agent historique du comédien, a officialisé la triste nouvelle par le biais d'un communiqué transmis à l'AFP. "C'est avec une immense tristesse que nous vous annonçons la disparition de Bruno Salomone", a-t-il déclaré. Faisant preuve de la même pudeur qui caractérisait la star, le représentant a simplement précisé que l'acteur "s'est battu contre une longue maladie", sans s'épancher davantage dans l'immédiat.
Les confidences sur sa santé : un combat mené dans le secret
Si la famille a opté pour la sobriété, quelques amis ont depuis pris la parole pour éclairer la fin de vie de l'artiste. Dans les colonnes de Paris Match, Hélène de Fougerolles a révélé qu'il affrontait un "cancer en récidive depuis septembre." Elle décrit un homme "très pudique", refusant de peser sur son entourage. Ses partenaires historiques de jeu partageaient ce lourd secret. Isabelle Gélinas a ainsi confié à la presse spécialisée : "Je suis soulagée de me dire qu'il ne souffre plus." De son côté, Valérie Bonneton a expliqué à TV Mag - Le Figaro que l'équipe s'y préparait douloureusement : "On s'y attendait mais c'est comme si c'était un membre de la famille qui partait."
L'héritage d'un acteur polymorphe : de l'humour à la résilience
Révélé au grand public en 1996 dans l'émission "Graines de Star", le comique avait d'abord conquis les foules avec la troupe des "Nous C Nous" avec Jean Dujardin. Mais c'est incontestablement son rôle de père de famille bobo et attachant dans "Fais pas ci, fais pas ça" qui l'a ancré dans le quotidien des Français. Sa palette artistique était vertigineuse, passant du machiavélique Igor d'Hossegor dans "Brice de Nice" au romain Caius Camillus de "Kaamelott". En coulisses, il transformait aussi ses failles en art, publiant en 2019 "Les Misophones", un roman inspiré de sa propre aversion pour certains bruits.
"Mon frère" : la pluie d'hommages du monde du spectacle
L'annonce a déclenché une vague d'émotion immédiate. Jean Dujardin, avec qui il partageait jadis une colocation bien avant de connaître la gloire, a publié une sobre story Instagram affichant "mon frère…". Alexandre Astier, créateur de "Kaamelott", a également salué son ancien partenaire sur le même réseau social : "Le petit monde de Kaamelott pleure son Centurion. Ave Bruno". Les institutions ont emboîté le pas, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, saluant sur X un "comédien talentueux, une figure singulière et très aimée du public". Côté télévision, son départ bouscule les tournages : France Télévisions a annoncé que Florent Manaudou reprendrait son rôle principal dans la saison 2 de la série "A priori"
- Ultradroite et antifas : l'affaire Deranque révèle une fracture française
- Brigitte Bardot : un mois après la mort de l’actrice, les dons affluent pour soutenir sa Fondation
- Brigitte Bardot : gros doutes sur le sort de ses animaux de "La Garrigue"
- "Elle lui a murmuré un dernier mot d’amour, puis tout s’est arrêté" : les ultimes instants de Brigitte Bardot révélés