La justice a récemment ouvert 15 enquêtes contre des parlementaires soupçonnés d'avoir largement abusé de leurs frais de mandat. Certains n'auraient pas hésité à s'en servir pour booster sensiblement leur patrimoine ou financer des campagnes politiques…
IllustrationAFP

Ces parlementaires qui abusent gravement de leurs frais de mandats : 15 enquêtes ouvertes

La justice a récemment ouvert 15 enquêtes préliminaires contre des parlementaires et ex-parlementaires, tous soupçonnés d’avoir utilisé les frais de mandats alloués entre 2012 et 2017 à des fins illégales. Si la majorité de leurs noms demeurent inconnus, rapporte France Info, l’identité d’une élue La République en Marche (LREM) a tout de même été dévoilée. Anne-Christine Lang, ancienne socialiste et députée de Paris, aurait utilisé à plusieurs reprises sa carte bleue d’élue pour financer des dépenses personnelles. Ce fut notamment le cas à 22 occasions pour payer ses courses dans des supermarchés de la capitale. Elle aurait également bénéficié de remboursements, sur son compte personnel, des sommes dépensées par son compte professionnelle à la suite de frais de santé. "Je pensais de bonne foi que l'Assemblée nationale remboursait ces frais sur mon compte IRFM (Indemnité représentative de frais de mandat, ndlr). Il s'agit d'une négligence de ma part", assure l'élue à nos confrères de France Info à ce sujet. Pourtant elle réalisait jusqu'à 2 000 euros de retraits en liquide chaque mois, écrit le site de la radio publique.

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Au total, selon les parlementaires concernés, les sommes détournées se comptent en dizaines de milliers d’euros. Elles sont comprises entre 20 000 et 80 000 euros, indique Capital. Ces sommes ont été utilisées à des fins diverses et, dans certains cas, auraient permis un accroissement considérable du patrimoine des individus soupçonnés. Toutefois, ces parlementaires auraient tous utilisé le système du prêt d’honneur, qui permet aux élus d’emprunter plus de 18 000 euros sur 20 mois, remboursable avant la fin du mandat… Le tout en bénéficiant de taux d’intérêts particulièrement avantageux (2% pour l’Assemblée, 2,5% pour le Sénat).

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