Mis en examen pour "recel de détournement de fonds publics, corruption passive, financement illégal de campagne électorale", Nicolas Sarkozy se dit victime d'une "machination" et compte bien se défendre.

L'ancien président français a passé deux jours en garde à vue cette semaine et répondu aux questions des enquêteurs pendant près de 26 heures. Mercredi soir, au terme de son dernier jour de garde à vue il a été mis en examen. Dès le lendemain, c'est sur le plateau du 20h de TF1 qu'il a voulu prendre la parole pour donner sa version des faits. Il est accusé de "recel de détournement de fonds publics, corruption passive, financement illégal de campagne électorale". Ce dimanche, c'est au JDD qu'il a accordé une interview. Il en profite pour détailler sa ligne de défense.

"Je briserai les auteurs de la machination honteuse"

"Quel que soit le temps que ça prendra, je briserai les auteurs de la machination honteuse qui porte atteinte, au-delà de moi-même, à la fonction que j’ai exercée et à notre pays", déclare Nicolas Sarkozy en dénonçant une "manipulation d’une ampleur inédite". Il n'hésite pas à accuser "trois groupes d’individus qui, pour des raisons différentes, ont intérêt à [le] salir". Selon lui, il s'agit, d'"une bande d’assassins [...] qui entouraient Kadhafi", "les gens de Mediapart et leurs comparses" et "les affidés du régime déchu de Kadhafi, dont le plus visible est Ziad Takieddine".

Pour Nicolas Sarkozy, tout est une question de vengeance. "Le clan Kadhafi veut se venger d’avoir été délogé [du] pouvoir", explique-t-il avant d'ajouter que "Mediapart relaie leurs accusations parce que leur objectif était de me faire perdre [...] la présidentielle de 2012 puis la primaire de la droite en 2016". Enfin, en ce qui concerne Ziad Takieddine, il voudrait salir l'ex-chef de l'État pour des mobiles "financiers". "Il fait partie de ceux qui ont pillé la Libye. En suscitant la coalition internationale contre Kadhafi, je les ai privés de leur 'poule aux œufs d’or'", assure Nicolas Sarkozy.

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Afin de redorer sa réputation, il compte faire "usage de toutes les voies de recours qui [lui] sont ouvertes". "Chaque fois que j’ai été injustement mis en cause, la justice a fini par m’innocenter. Mais quels dégâts pour mon honneur, ma famille, mes amis".

EN VIDEO - Nicolas Sarkozy les larmes au yeux pendant l'émission C à Vous

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mots-clés : Affaire sarkozy

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