Le front est ouvert entre l'exécutif et le Sénat, après que ce dernier ait saisi le parquet dans l'affaire Benalla. Pour autant, c'est bien la chambre haute qui pourrait avoir beaucoup à y perdre…
AFP

Guerre entre le Sénat et l’Elysée : le front est ouvert

Officiellement, l’Elysée n’a pas réagi mais depuis hier après-midi, c’est toute la macronie qui est sur le pied de guerre. En cause, la décision du Sénat de saisir le parquet dans le cadre de l’affaire Alexandre Benalla. Ce dernier ainsi que trois autres collaborateurs proches d’Emmanuel Macron sont soupçonnés de "faux témoignages" lors de leurs auditions devant la commission des lois de la chambre haute.

Au sein de la majorité, la réaction a été immédiate. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a boycotté la séance de questions au gouvernement prévue au Sénat, et le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a immédiatement annulé un déplacement prévu avec le président du Sénat, Gérard Larcher. Dans les matinales et sur les réseaux sociaux, les mots se font durs. "C’est une agression qui n’a pas de précédent dans les cinquante dernières années", confie un haut influenceur de la macronie. Au micro de BFMTV, Gilles Le Gendre, le chef de fil des députés La République en marche n’hésite pas à parler d’atteinte à la séparation des pouvoirs.

Pour les membres influent de la majorité, en incluant Patrick Strzoda, Alexis Kohler et Lionel Lavergne, pas de doute c’est Emmanuel Macron lui-même qui est visé. Richard Ferrand parle même de "scalpe" autour du chef de l'Etat.

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