Connue comme étant l’un des plus fidèles soutiens de l’ancien chef d’Etat, Nadine Morano n’a pas attendu bien longtemps après l’annonce de sa mise en examen pour monter au créneau et prendre sa défense. Décryptage de son mode opératoire.

©AFP

AFP

Il y a les soutiens, les "Amis" et sans doute aussi les "meilleurs amis" de Nicolas Sarkozy. Tout porte à croire que Nadine Morano fait partie de ce troisième groupe. En effet, l’ancienne ministre n’a jamais failli dans le soutien qu’elle a pu témoigner à l’ex-président. Et elle vient une fois encore de le prouver cette semaine. Alors que l’époux de Carla Bruni a été mis en examen, soupçonné de "corruption active", "trafic d’influence actif" et "recel de violation du secret professionnel", la députée européenne n’a pas hésité à batailler pour le défendre.

Quand ?

Si la plupart des barons de l’UMP ont mis un certain temps avant de se décider à afficher leur soutien à Nicolas Sarkozy – la plupart ne l’ayant d’ailleurs toujours pas fait au moment où nous écrivons ce papier – Nadine Morano n’a quant à elle laissé passer que quelques heures. Sans doute le temps de préparer sa copie. Rapidement mercredi, l’ancien ministre en charge de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage a en effet dégainé les tweets.

Comment ?

Habituée de Twitter et même réputée pour être l’une des personnalités politiques qui tweetent le plus, Nadine Morano a, une fois encore, choisi de s’exprimer sur ce réseau social.  Non contente de cette première salve, la députée européenne a ensuite accepté de donner des interviews. L’occasion pour elle tacler le gouvernement mais également de se féliciter de l’intervention télévisée de l’ancien président la veille. Il "a été extrêmement convaincant, il a parlé du fond", a-t-elle estimé.  

A qui s’en prend-t-elle ?

Visiblement furieuse du traitement qui est actuellement réservé à Nicolas Sarkozy par la justice, Nadine Morano a d’abord commencé par dénoncer l’impartialité de juges chargés de l’affaire et qui ont décidé de mettre l’ancien président en garde à vue. "La juge Claire Thepaut en charge du dossier de N. Sarkozy a écrit une tribune à charge en 2012 contre lui, sur Mediapart : impartiale ?" a-t-elle ainsi écrit dans un premier tweet. "Le syndicat de la magistrature qui s'est rendu coupable de "préjugés" avec le mur des "cons" n'a pas été dissous par Taubira. Impartial ?" a-t-elle ensuite posté dans un second temps, s’attaquant au gouvernement.

Dénonçant un "pouvoir socialiste sans vergogne" et "totalement manipulateur", l’ex-ministre a poursuivi en regrettant que "Christiane Taubira reste encore ministre de la Justice" alors qu’ "elle a menti devant tous les Français devant les caméras avec un papier à l’appui démontrant qu’elle était au courant des écoutes". Et celle-ci d’enfoncer le clou en déplorant que l’on soit, selon elle, "aujourd’hui, dans une France exaspérée et désespérée".

Publicité
Et alors que Nadine Morano veille à défendre bec et ongles Nicolas Sarkozy, ce dernier a décidé de prendre un peu de distance avec ses affaires judiciaires en s'offrant quelques jours de répit au Cap Nègre.

Vidéo sur le même thème : Morano lâchée par les journalistes qui lui préfèrent Fillon 

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité