La mise en garde à vue de Nicolas Sarkozy n’a pas manqué de faire réagir la majorité tandis qu’à l’UMP, seuls les seconds couteaux et quelques rares ténors sont montés au créneau pour défendre l’ancien président. A croire qu'au sein du parti d'opposition, la consigne aurait été donnée d'attendre pour s’accorder sur l’attitude à observer.

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Nicolas Sarkozy, un ancien président de la Ve République, a été placé en garde à vue ce mardi matin, soupçonné de trafic d’influence. Une première en France que les ténors de la majorité ont rapidement commentée. C’est "un justiciable comme les autres", a ainsi fait valoir Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, ajoutant que "la justice enquête et doit aller jusqu’au bout", et de couper court au bruit selon lequel l’exécutif instrumentaliserait l’appareil judiciaire. "Ceux qui font ça veulent essayer de donner l’impression que c’est ailleurs que ça se passe", a-t-il raillé. Invité de France Culture, François Rebsamen a quant à lui, évoqué une "affaire sérieuse". Préférant demeurer sur la réserve tans que l’instruction est en cours, le ministre du Travail a toutefois souligné que "la période a été marquée quand même en matière de dépenses financières, de non-respect des règles et par des excès qui se retrouvent aujourd’hui devant la justice".  Et le membre du gouvernement de poursuivre en lâchant : "avec Nicolas Sarkozy, on est habitué à l’inédit".

Morano n’a rien tweetéDu côté de l’UMP, très peu de ténors se sont pour l’instant aventurés sur le terrain pour commenter la mise en garde à vue du champion de la droite. En effet, ni François Fillon, ni Xavier Bertrand, ni Alain Juppé n’ont profité de cette occasion pour tacler celui qui pourrait leur faire de l’ombre dans la course à la présidence de l’UMP, et même dans celle de l’Elysée en 2017. Après les épreuves que le parti a traversées au cours de ces derniers mois, veulent-ils afficher une certaine unité ? Ont-ils fait le choix de ne pas commenter publiquement l’affaire pour ne pas alimenter les guéguerres internes qui rongent l’UMP?  Même les plus fidèles lieutenants de Nicolas Sarkozy comme Nadine Morano et Brice Hortefeux se sont gardés de tout commentaire…

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Estrosi a dénoncé un "déferlement de haine" contre SarkozyAinsi seuls Christian Estrosi, Thierry Mariani  et Christian Jacob se sont exprimés pour défendre l’ex-chef d’Etat. "Je pense à mon ami Nicolas Sarkozy ! Jamais on aura affublé un ancien président d’un tel traitement, d’un tel déferlement de haine", a dénoncé le maire de Nice sur Twitter dans la matinée. "Etonnants commentaires de certains ! Tout citoyen a droit à la présomption d’innocence surtout quand on s’acharne sur lui", a de son côté rappelé le député UMP sur le même réseau social, tandis que le président du groupe UMP à l’Assemblée s’est dit "convaincu que Nicolas Sarkozy sortira la tête haute de cette nouvelle épreuve". Une prise de position que d’autres membres de l’opposition ont également choisi de suivre, allant parfois plus loin. "Appel à la libération de Nicolas Sarlozy. Organisons demain une grande manifestation contre l’arbitraire illégal", a en effet publié sur Twitter le vice-président de l’UMP Jean-Pierre Audy.

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