Jérémy Ferrari : son témoignage fort après 10 ans de sobriété
Il y a exactement dix ans, l'artiste entamait une cure de désintoxication après une lourde descente aux enfers. Aujourd'hui, apaisé et créatif, il revient sur ce parcours parsemé d'obstacles et de diagnostics médicaux éclairants.
Un anniversaire symbolique et un nouveau look
Mercredi 8 juillet 2026, Jérémy Ferrari a partagé sur son compte Instagram une capture d'écran de son application de suivi, affichant fièrement 3 650 jours d'abstinence. L'humoriste de 41 ans a accompagné cette annonce d'un cliché dévoilant une chevelure péroxydée. Un changement physique marquant sa capacité à se réinventer après cette longue bataille. Dans cette même publication, il a diffusé un échange avec une intelligence artificielle pour acter sa victoire, avant d'adresser ce message direct à ses abonnés : "N'oubliez pas que c'est vous qui décidez !"
L'enfer de l'alcool noir et la chute de 2016
Avant sa cure entamée en juillet 2016, l'artiste dissimulait une consommation astronomique destinée à anesthésier de profonds tourments intérieurs. "Je buvais six litres de vin par jour. Je buvais ça glacé, dans un shaker. Je pouvais boire une bouteille de rosé en une demi-heure, sans aucun problème", révélait-il lors d'une interview accordée à Konbini. Le point de bascule est survenu fin 2016 lors d'une tentative de suicide au bord de la fenêtre d'une chambre d'hôtel. Un véritable électrochoc qui l'a poussé à demander de l'aide en urgence.
Comprendre les maladies invisibles pour guérir
Son séjour en centre de désintoxication lui a permis d'identifier la racine de ses maux. Les médecins lui ont diagnostiqué un haut potentiel intellectuel (HPI), un trouble de l'attention avec hyperactivité (TDAH) et des troubles obsessionnels compulsifs (TOC). L'alcool servait d'automédication pour freiner une activité cérébrale épuisante. "L'addiction s'est ajoutée à tout ça et ce cumul de maladies invisibles a créé un cocktail molotov dans ma tête", expliquait-il sur le plateau de Clique TV. Cette prise de conscience l'a aidé à remplacer la boisson par des habitudes saines, notamment une pratique sportive intensive.
De la scène au cinéma, la réussite d'un homme réparé
L'expérience de son internement s'est avérée fondatrice sur le plan artistique. C'est durant son hospitalisation qu'il a pris les premières notes sur des situations absurdes vécues en psychiatrie, des textes qui formeront l'ossature de son spectacle Anesthésie Générale. Ce succès sur scène se prolonge aujourd'hui derrière la caméra avec la réalisation de son premier long-métrage, Les K d'Or. L'abstinence a clairement stimulé sa créativité, comme il le confie au média Watson : "J'ai expliqué à mon cerveau que l'alcool n'était plus une option." Désormais, l'humoriste continue de libérer la parole sur la santé mentale en France.
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