9 juillet : le jour où la démocratie française prit racine… et où Zidane brisa le rêve des Bleus sur un coup de tête

Une illustration montrant le trophée de la Coupe du Monde seul au milieu d'un terrain de football
New Planet Media
Photo d'illustration
En ce 9 juillet, jour de Sainte Amandine, la naissance de la liberté s'oppose à la chute d'un dieu du stade. Pendant que les fondations d'un monde nouveau se bâtissaient à Versailles dans l'effervescence de la Révolution, une finale de Coupe du monde tournait à la tragédie grecque sous les yeux de la planète entière. C'est aussi un mystérieux visiteur nocturne qui a réussi l'impensable, déjouant toute la sécurité britannique pour atteindre la femme la plus protégée du monde.

9 juillet 1982 : L'intrus dans la chambre de la Reine

Le 9 juillet 1982, le palais de Buckingham devient le théâtre de l'une des failles de sécurité les plus invraisemblables de la royauté britannique. Michael Fagan, un homme de 31 ans, décide d'escalader les imposants murs du palais avant de se hisser le long d'une gouttière. Déjouant la garde rapprochée avec une facilité déconcertante, il pénètre directement dans les appartements privés de la reine Elizabeth II, alors assoupie.

Contrairement aux rumeurs persistantes d'une longue et cordiale conversation au sommet, la Reine garde son sang-froid et tente immédiatement d'alerter la sécurité par téléphone. Mais le destin s'en mêle : le policier de faction est parti promener les corgis royaux, et le standardiste croit à une mauvaise blague.

Durant plusieurs minutes interminables, Fagan erre dans la pièce, osant même s'asseoir sur le bord du lit de la monarque, jusqu'à ce que l'alerte soit enfin prise au sérieux. L'anecdote prêterait presque à sourire si elle ne soulignait pas l'incompétence de la garde ce jour-là ; Fagan finira ses jours dans un établissement psychiatrique, l'intrusion n'étant alors même pas considérée comme un délit pénal en Grande-Bretagne.

9 juillet 1789 : La naissance de l'Assemblée nationale constituante

Une illustration historique montrant des députés français du XVIIIe siècle débattant avec passion da
New Planet Media
Photo d'illustration

Si l'on remonte le temps, le 9 juillet marque une véritable bascule dans l'histoire de la nation française. Nous sommes en 1789, et les États généraux, convoqués par Louis XVI pour régler la crise financière, se sont métamorphosés. Ce jour-là, l'Assemblée nationale, qui s'était déjà émancipée, se proclame officiellement "Assemblée nationale constituante".

Vous avez aimé cet article ?

C'est un véritable coup d'État juridique. Les députés s'arrogent le droit suprême de rédiger une Constitution, signant ainsi l'arrêt de mort de la monarchie absolue de droit divin. Le roi n'est désormais plus la source unique de la loi, et le peuple, par la voix de ses représentants, entreprend de bâtir un nouvel ordre politique fondé sur la souveraineté nationale.

S'il a fallu abolir la monarchie pour repenser l'État et redistribuer les cartes du pouvoir, un autre empereur n'hésitera pas, quelques décennies plus tard, à redessiner brutalement les frontières de l'Europe par simple décret.

9 juillet 1810 : Napoléon Ier annexe le Royaume de Hollande

Le 9 juillet 1810, Napoléon Ier, au faîte de sa puissance continentale, signe le décret de Rambouillet. Par ce simple document, il annexe purement et simplement le Royaume de Hollande pour l'intégrer à l'immense Empire français. La décision fait suite à de vives tensions avec son propre frère, Louis Bonaparte, placé sur le trône hollandais mais jugé bien trop clément envers ses sujets.

L'objectif de l'Empereur est stratégique avant d'être territorial : il s'agit de verrouiller hermétiquement les côtes européennes pour renforcer le fameux Blocus continental censé asphyxier l'économie britannique. Amsterdam est alors élevée au rang prestigieux de troisième ville de l'Empire, juste derrière Paris et Rome, témoignant de l'appétit insatiable de l'Aigle.

Mais la suprématie d'un seul homme sur l'Europe finit inévitablement par vaciller ; plus d'un siècle plus tard, c'est sur les rivages de la Méditerranée qu'une autre tyrannie commencera à s'effondrer sous l'assaut du monde libre.

9 juillet 1943 : Le lancement de l'Opération Husky en Sicile

Photographie historique en noir et blanc montrant des barges de débarquement alliées approchant les
New Planet Media
Photo d'illustration

Dans l'obscurité de la nuit du 9 au 10 juillet 1943, une armada gigantesque s'approche des côtes italiennes. Les forces alliées lancent l'Opération Husky, un débarquement massif en Sicile qui ouvre le tant attendu second front en Europe. Winston Churchill avait qualifié l'Italie de "ventre mou de l'Axe", et c'est par là que la libération du continent va s'opérer.

Cette opération titanesque mobilise des centaines de milliers d'hommes, dont les forces françaises de l'Armée d'Afrique. Les goumiers marocains et les soldats de la France libre y feront preuve d'une bravoure exceptionnelle. Leur participation active redonne à la France sa place dans la grande coalition contre le nazisme et le fascisme.

Ce combat militaire pour la liberté de l'Europe nécessitera, une fois la paix revenue, l'élaboration de nouveaux textes fondateurs pour protéger la dignité humaine ; une mission universelle qui deviendra l'œuvre d'une vie pour un héros discret qui s'éteindra quelques décennies plus tard.

9 juillet 1976 : La mort de René Cassin

Le 9 juillet 1976, la France dit adieu à l'un de ses plus illustres humanistes. René Cassin s'éteint à Paris à l'âge de 88 ans. Juriste d'exception, grand mutilé de la Première Guerre mondiale et résistant de la première heure auprès du général de Gaulle à Londres, son parcours force le respect.

Mais son legs le plus fondamental restera la corédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Profondément marqué par les atrocités du second conflit mondial, il consacrera sa vie à militer pour une justice internationale, effort récompensé par le Prix Nobel de la paix en 1968. Ses cendres reposent aujourd'hui au Panthéon.

Alors que ce grand artisan de la paix a tiré sa révérence, le monde moderne continuera de se passionner pour des affrontements devenus pacifiques mais intenses, où la grandeur et la chute se vivent désormais sur l'herbe verte des stades.

9 juillet 2006 : La finale de la Coupe du Monde et le "coup de boul de Zidane

Pour des millions de Français, le 9 juillet réveille un souvenir à la fois magique et douloureux. En 2006, la France affronte l'Italie en finale de la Coupe du monde à Berlin. Zinédine Zidane, maître à jouer des Bleus, semble marcher sur l'eau et ouvre le score sur une panenka d'une audace folle face à Gianluigi Buffon.

Mais à la 110e minute de la prolongation à 1-1, l'impensable se produit. Provoqué par le défenseur italien Marco Materazzi, "Zizou" se retourne et lui assène un violent coup de tête dans le thorax. L'arbitre n'hésite pas : carton rouge. Le capitaine tricolore quitte la pelouse la tête basse, frôlant le trophée suprême sans le regarder.

La France s'inclinera finalement aux tirs au but, laissant s'échapper une deuxième étoile qui lui tendait les bras. Ce geste irrationnel marque la fin abrupte et théâtrale de l'un des plus grands génies du football mondial, gravant cette soirée d'été dans les annales des tragédies sportives françaises.

9 juillet : Sainte Amandine

Sainte Amandine, née Pauline Jeuris en 1872 en Belgique, est une religieuse dont la vie est marquée par la joie et le dévouement. Après avoir perdu sa mère très jeune, elle entre chez les Franciscaines Missionnaires de Marie sous le nom de Sœur Marie-Amandine. En 1899, elle réalise son rêve de partir en mission et s'envole pour la Chine, dans la province du Shanxi.

Sur place, elle travaille comme infirmière et s'occupe des orphelins avec un enthousiasme tel que les Chinois la surnomment "la vierge qui rit toujours". Malheureusement, sa mission est de courte durée. En 1900, lors de la révolte des Boxers, un mouvement nationaliste violent dirigé contre les étrangers et les chrétiens, elle est arrêtée avec plusieurs de ses compagnes et l'évêque local. Sainte Amandine est martyrisée et décapitée le 9 juillet 1900, à l'âge de 27 ans. Elle a été canonisée par le pape Jean-Paul II en l'an 2000 parmi les 120 martyrs de Chine.

Les saints du jour

Le 9 juillet, l'Église catholique honore, aux côtés de Sainte Amandine, les 120 Martyrs de Chine, un groupe de missionnaires et de fidèles laïcs exécutés pour leur foi entre le XVIIe et le XXe siècle, dont Saint Augustin Zhao Rong. On célèbre également les Martyrs de Gorcum, un groupe de dix-neuf prêtres et religieux pendus aux Pays-Bas en 1572 en raison de leur attachement à la foi catholique et à la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. Enfin, cette date est aussi dédiée à Sainte Véronique Giuliani, une mystique italienne capucine du XVIIIe siècle connue pour ses visions et ses stigmates.

Les célébrités portant ce prénom

  • Amandine Leynaud : Ancienne gardienne de but internationale française de handball, championne olympique, du monde et d'Europe.
  • Amandine Petit : Élue Miss Normandie 2020 puis Miss France 2021.
  • Amandine Henry : Footballeuse internationale française évoluant au poste de milieu de terrain, ancienne capitaine de l'équipe de France.
  • Amandine Bourgeois : Chanteuse française, grande gagnante de l'émission "Nouvelle Star" en 2008 et représentante de la France à l'Eurovision en 2013.
  • Amandine Hesse : Joueuse de tennis professionnelle française, évoluant sur le circuit international WTA.
Google News Voir les commentaires