Une récente étude met en évidence la très forte hausse des impôts directs, estimée à plus de 63 milliards d'euros entre 2010 et 2017. Pire : cela pourrait continuer.
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Impôts : ce qu’ils vous coûtent vraiment d’après l’inquiétante étude menée par l’IFRAP

L’IFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) est formelle : entre 2010 et 2017, les impôts directs ont connu une forte hausse, de plus de 25%. Cette majoration de plus de 63 milliards d’euros a ramené le total de ces prélèvements à… 250 milliards d’euros en 2017.

Concrètement, les impôts directs recouvrent la CSG-CRDS, les taxes foncières et d’habitation, l’IFI et les droits de succession, l’impôt sur le revenu et sur les capitaux mobiliers ainsi que les prélèvements sociaux, rappelle Le Figaro.

En pratique, tous les Français ne soutiennent pas ces impôts de la même façon, indique le journal marqué à droite. Du fait de la forte progressivité de la fiscalité française, 52% du total, soit 130 milliards d’euros, sont réglés par les 10% des ménages les plus riches. Pour rappel, pour appartenir au dernier décile, un ménage doit toucher au moins 4 623,41 euros par mois.

Ce dernier décile, qui s’acquitte aussi de 70% de l’impôt sur le revenu devrait continuer à souffrir de la fiscalité de l’hexagone, bien que les conséquences soient légèrement moins prononcées, explique la Fondation IFRAP. La hausse de la CSG, taxe proportionnelle, et la baisse des prélèvements sur les mobiliers implique une "très légère baisse " de la progressivité, écrit Le Figaro.

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Selon l’IFRAP, il convient de relativiser les cadeaux offerts par le président de la République aux ménages les plus aisés de France.

"D’aucuns pourraient dire qu’avec la transformation de l’ISF en IFI et la mise en place du prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital, cela peut avoir baissé la pression sur les 10% les plus aisés à partir de 2018, mais on parle d’un allègement de 4,5 milliards d’impôts ", souligne la fondation, non sans rappeler le montant total pesant sur le budget des plus riches : 130 milliards.

"Si l’on prend les 30% les plus aisés, c’est 79% de l’addition des impôts qui est payée par ces derniers. Qui peut encore dire que la progressivité n’existe pas ou n’est pas assez forte ? Les chiffres sont clairs ", poursuit Agnès Verdier-Molinié, présidente de l’IFRAP.

Pour autant, il apparaît important de rappeler que l’étude de la fondation porte uniquement sur les impôts directs et non sur ceux dits indirects. Par ailleurs, comme l’indiquait Marianne  en février 2018, l’IFRAP n’est pas, à proprement parler une "institution objective, aux méthodes scientifiques ". Pour 229 notes, seules 2 ont été rédigées par un chercheur et aucun salarié n’était diplômé en économie, à l’époque. "A la lumière de cet examen, j’hésiterais à dire que l’IFRAP est un institut de recherche, et que ses membres sont des chercheurs au sens usuel du terme. Lobbyistes serait sans doute un terme plus juste ", estime pour sa part Franck Ramus, directeur de recherche au CNRS et professeur à l’ENS. Des lobbyistes en faveur d’une idéologie "ultra-libérale ", d’après l’hebdomadaire.

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