Propriétaires de résidences secondaires : toutes ces arnaques qu’il faut absolument éviter IllustrationIstock
S'offrir une résidence secondaire est un investissement à bien considérer. Entre le coût de l'achat et le choix de l'emplacement, la location pour la rentabiliser… Le petit coin de paradis peut vite devenir un enfer. Explications.
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Résidence secondaire : méfiez-vous des faux locataires

Propriétaire d’une résidence secondaire, vous cherchez à rentabiliser votre logement. La location est la solution. Mais voilà : en passant par des sites de petites annonces gratuites comme Leboncoin ou Vivastreet, il arrive que des demandes de réservation s’avèrent être une fraude.

Le piège le plus courant : l’arnaque, bien souvent, est toujours la même. Lors de la prise de contact, l’interlocuteur ne s’intéresse qu’au prix de la location, et vous explique qu’il préfère vous payer rapidement l’intégralité. Il revient vers vous quelques heures plus tard en vous indiquant qu’il a fait par erreur un virement d’un montant supérieur, et vous demande le remboursement de la différence. Quelques jours après, vous apprenez que le virement n’était pas provisionné. Celui-ci est annulé par la banque et votre remboursement est perdu.

Le mieux : ne procédez jamais à un remboursement sans avoir vu précédemment la personne, réclamez une caution, une pièce d’identité et procédez automatiquement à un état des lieux.

Et aussi : pensez aux sites spécialisés comme Airbnb, Abritel, HomeAway… qui disposent d’une plate-forme d’échanges et d’une sécurité de paiement.

Résidence secondaire : attention aux arnaques au prix en cas d’achat à l’étranger

Vous rêvez d’un pied à terre en Espagne ou au Maroc ? Oui, mais il est préférable de bien s’informer avant d’acheter car les législations, les normes et les procédures d’acquisition ne sont pas les mêmes qu’en France.

Le piège le plus courant : des agences immobilières sont spécialement orientées vers les acheteurs étrangers. Mais certaines d’entre elles profitent bien souvent de la méconnaissance de l’acheteur sur les prix réels du marché et gonflent les tarifs, jusqu’à 20 à 30 % en plus. Sans compter les différentes taxes liés à l’acquisition qui dépendent du pays et des procédures (frais de notaire, de métrage…) qui peuvent augmenter fortement la note.

Le mieux : ne vous arrêtez pas aux salons immobiliers. Faites le tour pour vous faire une idée et vérifiez ce que vous coûtera l’acquisition totale. Pensez à vous faire accompagner d’un conseiller immobilier qui parle le français spécialisé sur le secteur choisi.

Résidence secondaire : le dangereux piège des mobil home

Vous rêvez d’une petite maison en bord de plage, mais n’en avez pas les moyens. Le mobil home semble être votre solution.

Malheureusement, un mobil home ne peut pas être installé n’importe où. Il doit trouver une place sur un terrain de camping, un village vacances ou un parc résidentiel de loisirs. Impossible donc de le mettre dans son jardin ou sur un terrain familial*.

C’est ainsi qu’avant même d’acheter votre précieuse résidence, il vous faut trouver un emplacement à louer. Ce qui pourrait paraître simple n’a pourtant rien d’une formalité. Avec le boom des demandes, la pénurie des terrains est forte et les gérants font grimper les tarifs. Comptez entre 1000 et 6000€ de loyer par an, auquel vous ajouterez les charges et les droits d’entrée qui n’ont aucune limite réglementaire (plusieurs milliers d’euros).

Le piège le plus courant : une fois installé, vous êtes si heureux d’avoir trouvé un emplacement que vous ne vérifiez pas toujours les modalités du contrat de location. Un manque de vigilance qui laisse aux gérants la possibilité de modifier le règlement intérieur à tout moment avec des augmentations libres de charges, de locations…parfois très importantes !

* sauf sur autorisation de la municipalité

Résidence secondaire : ces pièges auxquels vous ne pensez pas

Si aujourd’hui, les prix des résidences secondaires ont baissé, les frais annuels n’ont pas suivi la même courbe.

Le rêve a bien souvent des revers et un coût :

- Les charges et impôts : cela varie en fonction de la commune où se trouve votre lieu de villégiature, mais il vous faudra compter avec la taxe foncière et la taxe d’habitation, ainsi que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Des impôts souvent plus élevés car aucune exonération ni mesures de plafonnement ne sont prévues pour les logements occasionnels. Sans oublier l’assurance habitation parfois plus élevée que celle de votre résidence principale, les abonnements en énergie (gaz, électricité…).

- Les travaux : l’achat relativement bon marché fait oublier les charges d’entretien qui chiffrent parfois très rapidement. Il vous faudra compter avec l’isolation et le ravalement, l’entretien de la piscine et des espaces verts parfois obligatoires pendant votre absence… Le tout pour un logement que vous n’occuperez que quelques semaines dans l’année.