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En 2019, de nombreux investisseurs avaient recours à l'emprunt sans apport. Une pratique potentiellement risquée, qui a de quoi effrayer certains établissements bancaires. Pourrez-vous encore en profiter cette année ?

"Du côté des meilleurs dossiers, les décotes que nous connaissions il y a quelques mois se sont raréfiées et font aujourd’hui figure d’exception", explique Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.com, dans les colonnes du journal spécialisé Le Revenu. Une déclaration qui illustre les difficultés grandissantes que peuvent rencontrer les Françaises et les Français qui cherchent à emprunter en 2020. Le contexte, assure le site d’information, s’est durci. Particulièrement pour celles et ceux qui optent pour un emprunt sans apport.

Dans le détail, la hausse des prix dans les grandes villes, qui n’a pas encore été freinée par le resserrement des conditions de crédit, engendre mécaniquement une situation complexe pour les emprunteurs. Et ce, en dépit des taux bas qui restent stable, "malgré quelques hausses ponctuelles", précise le titre de presse.

Les banques ne veulent plus d’emprunt sans apport

En 2019, certains courtiers évaluaient à 30% le nombre de crédits décrochés sans apport personnels.Certains "réseaux très offensifs" d’investissement dans l’immobilier locatif évoquent, eux, 80% des crédits. Pourtant, seuls 5% des crédits accordés par les établissements bancaires dépassaient les 25 ans d’endettement. Donnée importante, puisque plus le montant de l’apport personnel joue mécaniquement sur la durée passée à rembourser l’emprunt.

Parce qu’ils s’endettent précisément pour pouvoir s’enrichir et bénéficient donc d’un effet de levier lié au crédit, les investisseurs locatifs peuvent constituer des clients risqués pour les banques, souligne Le Revenu. Le journal évoque d’ailleurs les consignes qui auraient été données dans les établissements concernés : plus de prudence et donc… un apport personnel. Au moins suffisant pour couvrir les charges liées à l'achat (frais de notaires, de dossier, d’agence, entre autres).

Indépendamment de l’âge ou de la situation, pour les primo-accédants comme les propriétaires,  "l’absence d’apport personnel fait donc désormais figure d’exception", assure le site d’information économiques.

En cas d’emprunt pour acheter dans la pierre, attendez-vous donc à devoir revenir aux conditions usuelles du 33% d’endettement.

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