Incendie de Crans-Montana : Jessica Moretti à nouveau accablée par la vidéosurveillance

Publié par Matthieu Chauvin
le 30/04/2026
Incendie Crans-Montana
abacapress
L'enquête sur le drame du bar Le Constellation à Crans-Montana a pris une tournure accablante ce 29 avril 2026, avec de nouvelles images de vidéosurveillance révélant la fuite précipitée de la gérante, Jessica Moretti, bousculant des enfants pour s’échapper des flammes.
 

Le drame survenu en Suisse, qui a causé la perte de 41 vies et fait 115 blessés selon le rapport officiel de la police de Sion, connaît un tournant inattendu en ce début de printemps. Alors que les familles endeuillées attendent patiemment des réponses sur les circonstances exactes de l'embrasement, l'exploitation récente des preuves numériques jette une ombre particulièrement troublante sur l'ancienne direction de l'établissement de nuit. Ces découvertes fracassantes remettent profondément en cause le récit initialement construit par la principale suspecte devant les juges.

Des images de vidéosurveillance qui balaient la défense de la gérante

L'investigation a franchi une étape le 29 avril 2026. Après de longs mois d'un travail minutieux, les enquêteurs ont extrait des preuves visuelles probantes tirées des caméras du bar Le Constellation. Ces enregistrements mettent en lumière le comportement révoltant de Jessica Moretti durant cette nuit tragique. Contrairement aux dépositions rassurantes livrées au tout début de l'affaire, les séquences dévoilent une fuite sans équivoque. 

La gérante s'extrait du bâtiment ravagé par les flammes avec une précipitation extrême, oubliant son propre personnel. La scène frappe par sa brutalité factuelle. D'après les informations diffusées par l'émission italienne de la Rai "Storie Italiane", la patronne du lieu "poussait les jeunes pour sortir", omettant totalement de déclencher l'alerte ou de porter le moindre secours aux 164 personnes présentes sur les lieux au mépris des normes de sécurité.

Un contraste saisissant avec les premières déclarations

Ces nouvelles données tranchent radicalement avec l'attitude affichée publiquement par la suspecte. Le grand public garde le souvenir vif des larmes versées lors de son interrogatoire très médiatisé du 9 janvier dernier. Elle affirmait alors la main sur le cœur : "C'est une tragédie inimaginable. Ça s'est passé dans notre établissement, je tiens à m'excuse", comme le rapportait le HuffPost. Pourtant, l'enquête technique, fermement appuyée par le témoignage accablant du videur Predrag J., indique que les issues de secours se trouvaient intentionnellement obstruées ou verrouillées

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D'après Le Nouveau Détective paru le 18 février 2026, Jessica Moretti aurait elle-même ordonné cette fermeture stricte pour s'assurer que "les clients paient bien leur entrée." Le lourd bilan humain s'est dramatiquement alourdi à cause de la dangerosité extrême des matériaux employés. Déclenché par un simple engin pyrotechnique, le feu a dévoré la salle à une vitesse fulgurante à cause d'une mousse acoustique hautement inflammable, sciemment importée hors de Suisse par pur souci d'économie.

Un tournant judiciaire et une douleur ravivée pour les victimes

Les conséquences directes de cette révélation vidéo frappent de plein fouet les familles des nombreuses victimes. À compter de ce jeudi 30 avril 2026, les proches reçoivent la douloureuse autorisation de visionner ce matériel sous encadrement. Cette épreuve redoutée illustre parfaitement le comportement d'une femme qui "pense à sa vie. Seulement à la sienne. Pas à celle de ses clients, qui étaient des gamins", selon les mots durs prononcés par Maître Sophie Haenni, avocate représentante d'une famille. 

Ces éléments solides orientent désormais le dossier pénal vers un durcissement très net des poursuites. Déjà mise en examen pour homicide et incendie par négligence, la responsable risque de voir la justice requalifier l'acte en non-assistance à personne en danger avec d'importantes circonstances aggravantes.

Alors qu'une ex-procureure envisageait récemment de simples peines d'amende, le ministère public valaisan pourrait désormais réclamer des peines de prison ferme, pleinement proportionnelles au traumatisme causé par ces morts évitables. Les mesures de substitution et l'interdiction de quitter le territoire suisse pour Jessica Moretti restent par ailleurs prolongées jusqu'au 10 juillet 2026, selon le quotidien Blick.

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