Féminicide dans le 93 : il tue sa collègue parce qu'elle lui refuse une avance sur salaire

Publié par Matthieu Chauvin
le 30/04/2026
Agence de voyages
Istock
Photo d'illustration
Le meurtre brutal de Yasmine, une employée de 57 ans retrouvée dissimulée dans un placard de son agence de voyages à Pantin en Seine-Saint-Denis, a révélé le double jeu effroyable de son jeune collègue qui est passé aux aveux.

Cette macabre découverte plonge toute une communauté dans l'incompréhension face à un déchaînement de violence inouï sur le lieu de travail. La disparition soudaine de cette mère de famille a rapidement orienté les enquêteurs vers une piste interne aux conséquences tragiques. Retour sur des faits sordides marqués par un profond cynisme.

Une disparition inquiétante suivie d'une macabre découverte

Le jeudi 23 avril 2026, l'angoisse gagne rapidement le cercle familial et amical de Yasmine Zekia Benherbi. Cette mère de famille de 57 ans, reconnue comme une employée assidue et dévouée de l’agence Al Hayat Voyages à Pantin, cesse brusquement de répondre aux appels. Face à ce silence inhabituel, un signalement est déposé pour disparition inquiétante. Toute la famille se mobilise, soutenue par les habitants du quartier, pour tenter de retracer le parcours quotidien de cette quinquagénaire au profil sans histoire.

L'épilogue de cette attente insoutenable intervient finalement de la pire des manières. Après quatre journées d'investigations, les services de police pénètrent dans les locaux professionnels de la disparue le lundi 27 avril. C'est là qu'ils procèdent à une découverte accablante. Selon les informations rapportées par Le Figaro, la victime a succombé à un étranglement. Son corps a ensuite été enveloppé de manière sommaire dans un sac-poubelle, avant d'être relégué au fond d'un petit placard sombre situé sous un escalier de l'entreprise. Cette dissimulation minutieuse témoigne de la volonté farouche de l'auteur d'effacer toute trace de son passage à l'acte.

Le cynisme d'un collègue au-dessus de tout soupçon

L'enquête dévoile une mise en scène particulièrement perverse orchestrée par son propre collègue. Brahim B., un homme de 27 ans, affichait pourtant un soutien indéfectible envers les proches de la quinquagénaire. Comme le souligne Le Parisien, le suspect a "participé activement aux recherches." Il a distribué des tracts, placardé des avis de recherche et interrogé le voisinage ainsi que les commerçants du secteur de la porte de la Villette pour brouiller les pistes.

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Cette façade protectrice s'effondre rapidement lors des auditions. Trahi par un emploi du temps rempli de contradictions et par des indices matériels irréfutables, le jeune employé est interpellé. Lors de sa garde à vue, il passe aux aveux complets. Le Parquet de Bobigny confirme qu'il a reconnu avoir "frappé puis étranglé" sa collègue de travail. Le mobile de ce crime brutal repose sur une raison financière dérisoire. L'agresseur réclamait une avance sur salaire pour aider sa mère, une demande logiquement refusée par la victime. Cette simple contrariété a suffi à déclencher un accès de rage incontrôlable et mortel.

Mise en examen et traumatisme d'une communauté

La procédure judiciaire s'accélère face à la gravité de ces déclarations. Le mercredi 29 avril 2026, le suspect est officiellement mis en examen pour meurtre et immédiatement envoyé derrière les barreaux par un juge des libertés et de la détention. Dans son analyse du dossier, le Parquet de Bobigny évoque une "extrême violence" soudaine, directement liée à une "intolérance à la frustration." Ce trait de personnalité glaçant contraste avec le profil de ce Franco-Tunisien, qui ne présentait aucun antécédent judiciaire notable jusqu'à ce crime professionnel.

Au sein de l'agence Al Hayat Voyages, une structure très réputée pour l'organisation de ses pèlerinages à La Mecque, le choc reste immense. Ce fait divers dramatique soulève également des interrogations sur la détection des signes avant-coureurs de violence dans des environnements professionnels en apparence paisibles et sur la sécurité des petites agences commerciales. Les employés pleurent la perte d'une collègue estimée de tous, affectueusement décrite par Le Parisien comme un "bout de femme d’1,50 m." La famille de Yasmine, profondément meurtrie par le mensonge de son meurtrier, bénéficie d'un accompagnement psychologique et juridique pour affronter l'irréparable.

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