Disparition de Lyhanna : le corps retrouvé est bien celui de la fillette de 11 ans

Publié par Matthieu Chauvin
le 05/06/2026
Lyhanna
Autre
© Ministère de l'Intérieur
Le corps découvert dans une exploitation du Gers est bien celui de la petite Lyhanna, 11 ans, alors que l'autopsie peine encore à révéler les causes exactes d'une mort entourée de mystères.
 

Le dénouement tragique de cette affaire a été confirmé ce vendredi 5 juin 2026. Sept jours après sa disparition inquiétante, l'espoir de retrouver la fillette en vie s'est définitivement éteint. Désormais, les enquêteurs se heurtent au silence pesant du principal suspect, Jérôme B., et aux limites de l'examen initial de la dépouille.

Le verdict de l'ADN et la fin des recherches

Le procureur de la République d'Agen, Olivier Naboulet, a officialisé la nouvelle redoutée dans l'après-midi. Les prélèvements génétiques correspondent formellement à la fillette volatilisée le 29 mai. La macabre découverte a eu lieu sur une vaste exploitation agricole située à Puycasquier, dans le Gers. Ce site est immédiatement devenu le centre d'une expertise technique massive mobilisant les forces de l'ordre, interrogeant vivement sur les raisons pour lesquelles les multiples battues citoyennes n'avaient rien donné plus tôt.

L'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) a mené une intervention décisive. Leurs experts ont permis l'identification formelle de la victime après 7 jours de recherches intensives qui avaient nécessité le déploiement de plus de 100 gendarmes et d'unités cynophiles spécialisées. La rapidité d'exécution de ces prélèvements a été essentielle pour clore cette première phase de l'instruction.

Une autopsie incapable de conclure immédiatement

Si le doute sur l'identité est levé, le mystère médical reste entier. Le parquet d'Agen souligne un constat d'échec initial en précisant que "les causes exactes du décès restent à ce stade indéterminées". Des examens complémentaires s'imposent d'urgence pour les médecins de l'institut médico-légal. Le praticien doit recourir à la toxicologie et à l'histologie pour vérifier si la victime a subi des violences, une strangulation ou un empoisonnement.

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Selon les autorités médicales, les résultats de ces analyses prendront entre 2 et 4 semaines avant de livrer leurs secrets sur une potentielle sédation. L'état de la dépouille et les conditions de sa dissimulation rendent la scène de crime particulièrement muette. Cette situation entrave fortement la tâche des experts pour dater précisément l'heure de la mort, compliquant d'autant plus les investigations des gendarmes.

Jérôme B., un suspect enfermé dans son mutisme

Placé en détention provisoire, le suspect numéro un, Jérôme B., refuse de s'expliquer. Les enquêteurs dissèquent actuellement les liens précis entre cet individu et la sphère familiale de la jeune fille, cherchant également à savoir s'il a pu bénéficier de complicités pour transporter et cacher le corps. Malgré les nombreux éléments matériels troublants découverts sur son exploitation agricole, l'homme maintient une stricte stratégie du silence. Il n'a formulé aucun aveu depuis le début de sa garde à vue, figeant l'avancée vers un éventuel procès aux Assises. 

Face à ce blocage de l'instruction judiciaire, le procureur Olivier Naboulet insiste : "Les expertises médico-légales se poursuivent pour déterminer avec certitude l'origine du décès, aucune piste n'étant écartée à cette heure." La procédure s'oriente logiquement vers une requalification pénale en meurtre sur mineur de moins de 15 ans. D'après l'article 221-4 du Code pénal, cette circonstance aggravante fait encourir la réclusion criminelle à perpétuité au mis en cause.

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