Cobra en liberté près de Toulouse : Castelginest barricadée, la traque s'intensifie

Publié par Pierre-Antoine Martel
le 13/05/2026
cobra
Istock
Photo d'illustration
Depuis la découverte d'un cobra en pleine zone pavillonnaire le 12 mai 2026, la psychose s'empare de Castelginest dont la mairie a dû ordonner un confinement strict des espaces publics.

Une menace rampante fige cette ville d'ordinaire si tranquille de Haute-Garonne. Les 11 000 habitants de cette banlieue nord de Toulouse vivent au rythme d'une traque inédite menée par les autorités locales et les pompiers spécialisés. Alors que l'animal venimeux reste introuvable, la psychose gagne du terrain à chaque heure qui passe.

Castelginest sous cloche face à l'urgence reptilienne

L'angoisse démarre le soir du mardi 12 mai 2026 dans les allées paisibles du quartier de Grande Rivière. Selon les informations de La Dépêche, un résident tombe nez à nez avec un imposant serpent qu'il parvient à photographier dans son jardin, juste avant que l'animal ne s'évapore dans la nature. 

L'expertise du cliché par les spécialistes en risques animaliers du SDIS 31 tombe comme un couperet : il s'agit bel et bien d'un cobra. Ce prédateur exotique possède un venin hautement neurotoxique capable de foudroyer un être humain en quelques heures en provoquant une paralysie respiratoire. Face à l'imminence du risque, la mairie déclenche un état d'urgence communal inédit dès le mercredi 13 mai. 

Les portes du collège Jacques Mauré restent closes, perturbant la scolarité de centaines d'élèves. Le maire ordonne également le verrouillage immédiat du centre de loisirs, des cimetières, des parcs et de l'ensemble des complexes sportifs de la ville.

Drones et enquête pénale pour retrouver ce dangereux NAC

Sur le terrain, les gendarmes et les pompiers déploient un impressionnant filet de recherche pour débusquer le fuyard. Les forces de l'ordre quadrillent méthodiquement la zone pavillonnaire, fortement appuyées par l'usage de drones thermiques. 

Les reptiles cherchant fréquemment à s'isoler dans des abris sombres comme des soupiraux ou des buissons denses pour conserver leur chaleur corporelle, cette technologie aérienne permet d'inspecter les recoins inaccessibles. Reste une question brûlante qui agite la commune : l'origine de l'animal. La présence d'un tel prédateur en Occitanie pointe directement vers le marché opaque des Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC). 

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Les enquêteurs soupçonnent fortement l'évasion depuis un terrarium clandestin ou un abandon délibéré. L'arrêté du 8 octobre 2018 impose pourtant un certificat de capacité très strict pour détenir cette faune dangereuse. Ce cadre législatif se voit régulièrement ignoré par des collectionneurs peu scrupuleux, qui s'exposent désormais à de lourdes poursuites pénales si leur identité est découverte.

Les habitants appelés à une vigilance maximale

En attendant la capture du fuyard, les riverains doivent adapter leurs habitudes à cette menace silencieuse. La municipalité martèle ses recommandations : il faut fuir les zones de hautes herbes et exercer une surveillance constante sur les jeunes enfants ainsi que les animaux domestiques lors des sorties. 

Si le serpent croise votre chemin, toute tentative de capture est à proscrire absolument. "On ne sait pas d'où il vient. Le cobra a été aperçu par des habitants, qui l'ont pris en photo et il a été identifié à partir de la photo", confie la mairie de Castelginest à l'AFP

Les consignes officielles exigent de s'éloigner calmement, de photographier le spécimen à bonne distance et de contacter en urgence le 18 ou le 17. En cas de morsure accidentelle, l'immobilité stricte s'impose en attendant les secours pour ralentir la propagation du poison. 

Le confinement des espaces publics perdurera tant que le prédateur échappera aux traqueurs. Cette situation inédite oblige les familles à se réorganiser dans un climat de forte tension.

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