200 millions d’euros d’amende : Temu sanctionné pour commercialisation de produits illégaux

Publié par Sarah Martin
le 29/05/2026
200 millions d’euros d’amende : Temu sanctionné pour commercialisation de produits illégaux
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Le site chinois sanctionné
La Commission européenne a infligé une amende record de 200 millions d'euros à Temu ce 28 mai 2026 pour manquement grave à la sécurité des consommateurs.

L'Union européenne s'attaque fermement aux dérives du commerce en ligne à très bas coût. En ciblant la célèbre plateforme d'origine chinoise, Bruxelles entend protéger ses citoyens contre des articles ne respectant pas les normes élémentaires en vigueur.

Une sanction historique de 200 millions d'euros pour Temu

Le 28 mai 2026, la Commission européenne a frappé un grand coup contre le modèle économique du « ultra low-cost » en infligeant une amende de 200 millions d'euros à la plateforme Temu. Cette décision résulte d'une enquête formelle ouverte en octobre 2024 selon le règlement sur les services numériques (DSA), indique Le Revenu. L'exécutif européen accuse le géant du commerce en ligne d'avoir laissé proliférer des produits dangereux, menaçant directement la sécurité de ses 130 millions d'utilisateurs en Europe.

Pour prouver ces accusations, Bruxelles s'est appuyée sur des opérations d'achats mystères menées par des organismes indépendants de protection des consommateurs. Ces tests en conditions réelles ont mis en évidence qu'une proportion alarmante d'articles commandés bafouait les normes de sécurité de base, précise le quotidien Sud Ouest.

Dans une déclaration officielle transmise à l'AFP et relayée par Swissinfo, l'entreprise a réagi : « Temu respecte les objectifs du Digital Services Act ainsi que l'importance de règles claires et cohérentes [...]. Toutefois, nous contestons la décision de la Commission européenne et estimons que l'amende est disproportionnée ». De son côté, le ministère de l'Économie français a salué une « victoire pour les consommateurs et les entreprises françaises », selon le Journal de Montréal.

Des jouets aux chargeurs, les défaillances de sécurité pointées du doigt

L'enquête approfondie a révélé d'importantes lacunes systémiques dans la gestion des risques par le site marchand. La Commission ne sanctionne pas seulement la vente occasionnelle d'articles défectueux, mais condamne surtout l'absence de mécanismes de contrôle sérieux et préventifs, souligne le magazine Que Choisir. Parmi les nombreux produits épinglés lors des tests, des jouets pour bébés présentaient de graves risques d'étouffement liés à des pièces facilement détachables. D'autres articles affichaient des taux de substances chimiques excédant très largement les seuils légaux autorisés.

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Les chargeurs USB ont également été classés dangereux à cause de risques de surchauffe impressionnants allant jusqu'à 102 °C et de menaces évidentes d'électrocution. Selon la Commission européenne, un très fort pourcentage des chargeurs commandés n'ont pas réussi à passer des tests de sécurité pourtant basiques. Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée du Numérique, a d'ailleurs affirmé : « L'entreprise a échoué à identifier, analyser et évaluer avec diligence les risques systémiques liés à la vente de produits illégaux sur sa plateforme », rapporte Sud Ouest

Nos conseils pour faire vos achats en sécurité

Pour les millions de Français adeptes de l'application mobile, cette lourde amende sonne comme un puissant appel à la vigilance lors de l'achat de petits colis importés d'Asie. Il reste vivement déconseillé de commander des appareils électriques ou des articles destinés aux jeunes enfants sur des plateformes n'assurant pas une traçabilité rigoureuse de leurs revendeurs. L'absence de logo « CE » conforme ou la présence de consignes de sécurité incomplètes, voire inexistantes, constituent des signaux d'alarme immédiats.

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