Sonia Mabrouk sur BFMTV : le recrutement choc qui divise la rédaction
C'est le coup de tonnerre de ce début d'année dans le petit monde du journalisme. Après des années à incarner le visage de l'information sur CNews et Europe 1, Sonia Mabrouk s'apprête à changer de crémerie pour rejoindre la concurrence directe. Ce mouvement inattendu intervient dans un climat de guerre d'audience féroce entre les deux chaînes d'information en continu, transformant un simple mercato en véritable affaire d'État médiatique.
Un transfert choc qui bouscule BFMTV
L'officialisation du recrutement de Sonia Mabrouk a fait l'effet d'une bombe au siège du groupe Altice. Figure emblématique de la réussite de CNews, la journaliste a accepté de rejoindre la grille de rentrée du canal 15. Ce débauchage de haut vol s'inscrit dans une stratégie offensive impulsée par la nouvelle direction, désormais sous la houlette de l'armateur CMA CGM, et orchestrée par le nouveau management de Fabien Namias. L'objectif affiché est clair : redynamiser une antenne en quête d'un second souffle.
Cependant, cette arrivée ne se fait pas dans la sérénité. Loin de l'enthousiasme général, l'annonce a glacé une partie des observateurs et des employés. Selon des informations rapportées par NextPlz le 22 février 2026, « L’arrivée de Sonia Mabrouk au sein de BFMTV est décrite comme un 'pari risqué' qui aurait déjà provoqué une 'tempête en coulisses' ». Ce recrutement sonne comme un électrochoc pour une chaîne qui cherche à se réinventer sans perdre son âme.
Fronde et inquiétudes : la rédaction sous pression
Dans les couloirs de BFMTV, l'ambiance est électrique. Ce recrutement symbolise pour beaucoup un véritable choc des cultures. Les journalistes de la chaîne, habitués à une ligne éditoriale factuelle, redoutent l'arrivée d'une personnalité au style jugé « engagé » et souvent clivant, rompu aux joutes politiques caractéristiques de l'univers Bolloré. La crainte de voir l'antenne glisser vers un journalisme d'opinion est sur toutes les lèvres.
Les tensions internes se cristallisent autour de la question de l'indépendance éditoriale. Une partie de la Société des Journalistes (SDJ) s'interroge sur le signal envoyé par ce recrutement et sur l'impact potentiel sur l'image de marque de la chaîne. Lors des conférences de rédaction, les débats sont houleux. La peur d'une « CNews-isation » de l'antenne pour courir après les succès d'audience du groupe concurrent agite les esprits, créant une fracture palpable entre la direction et sa base.
Le duel des audiences : reprendre le leadership face à CNews
Derrière ce recrutement polémique se cache une réalité arithmétique implacable. BFMTV, longtemps leader incontesté de l'info en continu, a vu son trône vaciller à plusieurs reprises en 2024 et 2025, dépassée par la dynamique de CNews. Pour la direction, faire venir Sonia Mabrouk est une manœuvre stratégique majeure : il s'agit de s'emparer de l'une des meilleures intervieweuses de l'adversaire pour l'affaiblir tout en tentant de récupérer une partie de son public fidèle.
Les objectifs chiffrés sont ambitieux. La direction espère que la pugnacité de la journaliste permettra de booster des tranches horaires stratégiques, notamment la fin de journée ou la matinale, des créneaux où le ton incisif de Sonia Mabrouk fait généralement merveille. En s'offrant cette « arme fatale » des interviews politiques, BFMTV espère inverser la courbe et reprendre durablement le large face à son rival.
Coulisses d'un recrutement secret et avenir de l'antenne
Comme souvent dans les transferts médiatiques majeurs, l'opération s'est jouée dans le plus grand secret. Des mois de discussions confidentielles, dignes d'un thriller politique, ont été nécessaires pour convaincre la journaliste de quitter le giron de Vincent Bolloré. Les rencontres se seraient tenues dans des lieux discrets, à l'abri des regards indiscrets et des photographes, pour éviter toute fuite avant la signature finale.
Désormais, les spéculations vont bon train sur le rôle exact qu'elle occupera. S'agira-t-il d'une grande interview politique quotidienne, d'un débat contradictoire ou de l'animation d'une tranche d'information pure ? Ce qui est certain, c'est que son arrivée va provoquer un jeu de chaises musicales. L'avenir de la grille est en suspens, laissant planer le doute sur le maintien de certaines figures historiques de BFMTV, qui pourraient faire les frais de ce remaniement spectaculaire.
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