Nouvelle réglementation EDPM : 170 euros d'amende si vous oubliez cet équipement
Les habitudes des franciliens adeptes de mobilités douces sont durablement bouleversées. Fini la conduite les cheveux au vent pour les centaines de milliers d'utilisateurs d'engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Les autorités publiques serrent drastiquement la vis pour tenter d'enrayer l'accidentalité croissante observée sur les routes de la capitale et de sa proche périphérie au cours des derniers mois.
Casque et équipement réfléchissant obligatoires jour et nuit
Une nouvelle ère s'ouvre pour les mobilités douces avec l'entrée en vigueur immédiate d'un nouvel arrêté de la Préfecture de police le vendredi 7 août 2026. Désormais, l'exception diurne n'existe plus. Selon les autorités, les utilisateurs doivent impérativement porter leurs équipements de protection « à toute heure » dès l'instant où ils circulent sur la voie publique. Cette mesure stricte s'applique dans un périmètre bien défini incluant Paris ainsi que la petite couronne, à savoir les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.
La consigne cible très précisément les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Sont donc directement concernés les propriétaires de trottinettes électriques, monoroues, gyropodes et hoverboards. Les forces de l'ordre précisent en revanche que les cyclistes, qu'ils utilisent un vélo classique ou à assistance électrique, échappent à cet arrêté spécifique.
La hausse inquiétante des accidents motive la décision
Cette offensive réglementaire répond directement à l'explosion de l'accidentalité sur la voie publique. Selon les récentes données publiées par l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), le bilan de l'année 2025 dresse un constat particulièrement sombre. Les statistiques rapportent que 80 utilisateurs d'EDPM sont morts en France sur cette période. De plus, le nombre de blessés graves a bondi de « 33 % en un an », touchant près de 1 100 personnes.
La Préfecture de police justifie ces nouvelles obligations par l'extrême vulnérabilité des usagers. Sans carrosserie pour absorber les chocs, les chutes ou les collisions entraînent trop fréquemment de graves traumatismes crâniens. Ce durcissement soulève toutefois le défi des limites territoriales. La frontière réglementaire entre la petite et la grande couronne devient un véritable casse-tête. Un usager traversant la limite entre le Val-de-Marne et l'Essonne s'expose à une réglementation variable. Les forces de l'ordre devront donc gérer les opérations de contrôle aux limites de départements, peut-être avec une phase pédagogique initiale.
Des amendes lourdes et des règles strictes à respecter
Mieux vaut s'équiper rapidement pour éviter de plomber son budget quotidien. Lors d'un contrôle de police, le défaut de casque entraîne une amende forfaitaire de quatrième classe fixée à 135 euros. L'absence d'équipement rétro-réfléchissant est, quant à elle, sanctionnée par une contravention de deuxième classe s'élevant à 35 euros. Le cumul de ces deux infractions peut donc propulser la facture totale à 170 euros par personne interceptée.
Pour se mettre en conformité, l'usager doit prêter attention au matériel choisi. Un simple gilet de sécurité automobile stocké dans le coffre fait l'affaire s'il respecte les normes, mais les conducteurs peuvent aussi privilégier des alternatives homologuées comme des brassards et des sacs à dos réfléchissants. Enfin, les autorités rappellent les principes fondamentaux de conduite.
La vitesse reste bridée à 25 km/h, le transport de passager est strictement interdit et l'âge minimum requis est fixé par la loi à 14 ans. La souscription à une assurance en responsabilité civile spécifique demeure également une obligation absolue pour circuler légalement.
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