2027 : officiellement candidat, Éric Zemmour propose d'expulser tous les détenus et chômeurs étrangers !
Le président de Reconquête a choisi les caméras de télévision pour lancer sa course vers l'Élysée avec plusieurs années d'avance. Cette prise de parole replace immédiatement les thématiques sécuritaires et migratoires au centre du débat public. Le fondateur du mouvement entend ainsi imposer son propre calendrier électoral face à ses rivaux de droite.
L'officialisation de la candidature et le durcissement du programme sécuritaire
Lors de son passage dans l'émission "Face à BFM "sur BFMTV, Éric Zemmour a mis fin aux spéculations entourant son avenir politique : "Je suis candidat à la présidence de la République, je serai candidat à l'élection présidentielle." Cette annonce écarte formellement l'hypothèse d'une investiture accordée à sa vice-présidente Sarah Knafo pour porter les couleurs du parti en 2027.
Le candidat a immédiatement dévoilé sa mesure prioritaire concernant les établissements pénitentiaires : "Il faut renvoyer tous les étrangers qui sont dans les prisons françaises. Ça fait 25% des prisons." Selon ses déclarations, ce projet prévoit l'expulsion sans distinction de l'ensemble des prisonniers de nationalité étrangère écroués sur le sol national.
Le dispositif ne se limiterait pas aux personnes sous les verrous. Éric Zemmour a affirmé sa volonté d'élargir la mesure : "Il faut renvoyer tous les délinquants étrangers, même ceux qui ne sont pas en prison." Cet élargissement englobe les condamnés effectuant une peine aménagée sous bracelet électronique, les exécutants de travaux d'intérêt général ainsi que les clandestins. Le dirigeant politique renforce sa doctrine de "remigration" en fixant un nouveau critère d'expulsion : le renvoi des étrangers en situation régulière au chômage depuis plus d'un an.
Réalité carcérale, blocages juridiques et bataille à l'extrême droite
Les données de l'administration pénitentiaire et du ministère de la Justice confirment qu'environ 25 % des détenus en France sont de nationalité étrangère. Une expulsion générale ne suffirait cependant pas à résorber mécaniquement la surpopulation carcérale, le système étant confronté à un manque structurel de cellules et à un flux permanent d'incarcérations pour de courtes peines.
L'application d'un tel projet fait face à de lourdes contraintes diplomatiques et juridiques. La France doit respecter le CESEDA (code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) ainsi que la Convention du Conseil de l'Europe de 1983 sur le transfèrement des personnes condamnées, qui requiert habituellement l'accord du prisonnier ou de son pays d'origine. Les expulsions effectives dépendent de la négociation d'accords bilatéraux et de la délivrance impérative de laissez-passer consulaires par les États concernés. De plus, l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme interdit tout refoulement vers des pays exposant les individus à des risques de torture ou de peines inhumaines.
Cette stratégie d'annonce répond à un calcul politique précis. Après avoir obtenu 7,07 % des suffrages au premier tour en 2022, Éric Zemmour cherche à reprendre l'initiative face au Rassemblement national par une surenchère programmatique destinée à séduire la frange la plus radicale de l'électorat.
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