Présidentielle 2027 : de LFI au RN, qui sont déjà les candidats déclarés ou pressentis à un an du scrutin ?
La campagne présidentielle entre dans sa phase active. Désormais, chaque famille politique dévoile sa stratégie pour aborder la dernière ligne droite avant le vote présidentiel.
Les municipales de 2026 relancent la machine électorale
Les résultats des élections municipales de mars 2026 fonctionnent comme un véritable catalyseur pour les ambitions nationales. Selon les données étudiées par le bureau politique des Républicains le 24 mars 2026, la droite enregistre une poussée remarquée dans plusieurs bastions. Elle reconquiert des villes importantes comme Brest, Clermont-Ferrand et Besançon. Cette dynamique locale redonne des couleurs à un camp cherchant son assise nationale.
À tout juste un an de l'élection présidentielle de 2027, la période d'observation s'achève. Les grandes formations politiques basculent en configuration de campagne présidentielle. Leurs équipes déploient de gros efforts pour monopoliser l'attention médiatique avant la trêve estivale.
Pour les personnalités politiques déjà sur les rangs, une priorité logistique s'impose dès le printemps 2026 : la récolte des parrainages. La quête des fameuses 500 signatures d'élus mobilise entièrement les réseaux militants sur le terrain.
Une droite fragmentée
Édouard Philippe conserve son avantage calendaire. Premier candidat déclaré dès le mois de septembre 2024, le maire du Havre se présente comme un héritier critique du bilan d'Emmanuel Macron. Il promet une rupture programmatique assumée. Interrogé par Le Point, il résume son approche : "Ce que je proposerai sera massif. Les Français décideront".
Dans le même espace politique, le camp des Républicains pousse la candidature de Bruno Retailleau. Le parti conservateur s'interroge cependant sur la méthode pour désigner son champion. Le débat interne fait rage entre les partisans d'une primaire ouverte, les défenseurs d'un scrutin fermé réservé aux adhérents, et les soutiens d'une désignation directe. Le bureau politique de LR précise que les militants trancheront cette question par un vote en avril 2026.
Gauche divisée et menace judiciaire sur le Rassemblement national
À gauche, François Ruffin initie les grandes manœuvres. Déclaré candidat depuis le 27 janvier 2026 avec le soutien de son mouvement "Debout", le député milite activement pour l'organisation d'une primaire unitaire. Il affiche sa détermination dans un entretien accordé à Libération le 20 mai 2025 : "Il nous faut une primaire… et je la remporterai".
Cette ambition se heurte au positionnement de Jean-Luc Mélenchon. Le leader historique de La France Insoumise refuse de participer à cette primaire de la gauche. Il maintient une stratégie indépendante articulée autour du "Pacte productif" et reste une option politique évidente pour son mouvement.
À l'extrême droite, l'avenir électoral de Marine Le Pen dépend directement des tribunaux. Condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité le 31 mars 2025, la candidate espère une décision favorable de la cour d'appel de Paris, programmée pour le 7 juillet 2026. En février 2026, le parquet a requis un an de prison ferme et cinq ans d'inéligibilité, en omettant toutefois de demander l'exécution provisoire immédiate. Cette subtilité juridique maintient ses chances pour 2027. Face à cette épée de Damoclès, le Rassemblement national prépare activement Jordan Bardella pour assurer la relève si nécessaire.
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