Dix-sept personnes sont jugées depuis vendredi au tribunal correctionnel de Paris pour une affaire de pickpockets dans plusieurs musées.

Deux équipes de voleurs menées par des femmes sont à l’origine de nombreux pickpockets aux musées du Louvre et d’Orsay ainsi qu’au château de Versailles. Les 17 personnes impliquées comparaissent depuis vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris. Les faits concernent principalement l’année 2013 mais certaines personnes impliquées dans ce dossier auraient participé à des transferts d’argent vers la Roumanie entre 2005 et 2013, pour un montant d’environ 700 000 euros.

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Des conversations téléphoniques entre les deux leaders ont été présentées. Selon Denis Couhé, le président du tribunal, les échanges donnent l’impression que les deux femmes sont "deux professionnelles qui échangent leur expérience". On peut entendre Sandra Baciu, l’une d’entre elles, déclarer faire des "flots d’argent" : 150 000 euros en quelques semaines. "Je voulais me vanter", a répondu la femme âgée de 35 ans à la Cour, ajoutant qu’elle aurait été "milliardaire" si l’on prenait ces déclarations pour argent comptant.

Les pickpockets se fondaient dans la masse

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Les cibles principales étaient les touristes asiatiques. Pour les dérober, les pickpockets s’habillaient comme eux et faisaient semblant de prendre des photos. D’après l’enquête, des surveillants étaient payés pour fermer les yeux. Un agent du château de Versailles se retrouve ainsi sur le banc des accusés pour complicité. L’argent volé était ensuite envoyé en Roumanie par mandats ou au gré des allers-retours de chacun. Le procès s’achèvera vendredi 11 septembre.

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