Selon "Le Parisien" le Belge Farouk Ben Abbes bénéficie à nouveau des minimas sociaux après une interruption due à son incarcération.  En mars, il avait touché 21 650 € de l'Etat à la suite de deux mois d'incarcération jugée abusive.

Selon Le Parisien, l'islamiste radical Farouk Ben Abbes perçoit le RSA (Revenu de Solidarité Active) depuis le 1 juillet dernier. Comme le rappelle le quotidien, le Belge de 31 ans bénéficiait déjà du RSA avant son assignation à résidence.

Ses aides de la Caisse d'allocations familiales (CAF) avaient été interrompues entre mars et mai à cause de son incarcération pour manquement à ses obligations d'assigné à résidence.

Sa dangerosité supposée n'est pas un critère

L'islamiste radical, qui vit dans le quartier de la Reynerie à Toulouse (Haute-Garonne), avait fait un dossier de demande de RSA fin juillet auprès de la CAF de Haute-Garonne. "Constatant la régularité de sa demande, le conseil départemental lui a signifié mi-septembre l'octroi du RSA, avec effet rétroactif au 1 er juillet", note Le Parisien. "Il remplissait toutes les conditions, notamment celle d'être ressortissant de l'Union européenne. Sa dangerosité supposée ne fait pas partie des critères prévus par les textes", a déclaré une source proche du dossier. 

A lire aussi Un terroriste islamiste assigné à résidence a pris la fuite

L'islamiste avait déjà touché de 21 650 € de l'Etat

Publicité
Le nom de Farouk Ben Abbes est apparu dans plusieurs affaires de terrorisme, dont un projet d'attentat au Bataclan en 2012. Finalement, l'homme avait bénéficié d'un non-lieu en 2012. Il est par ailleurs proche du djihadiste Fabien Clain qui a revendiqué la tuerie du 13 Novembre au nom de Daech dans une vidéo. Farouk Ben Abbes est assigné à résidence depuis les attentats de Paris. En mars dernier, il avait déjà touché de l'argent public, en percevant 21 650 € de l'Etat à la suite de deux mois d'incarcération jugée abusive par la cour d'appel de Paris, décision confirmée par la Cour de cassation.

Vidéo sur le même thème : Pourquoi Farouk Ben Abbes, figure de l’islamisme radical, a touché près de 20 000 € de l’État