La semaine dernière à Londres, une start-up française a donné un rôle primordial à une escouade de pigeons, dans le cadre de recherches sur la pollution.

Les pigeons, souvent surnommés "rats-volants" ou "nuisibles", ne sont généralement pas appréciés par les populations. Et pourtant, cela pourrait changer. Une start-up française a fait en sorte qu’ils deviennent utiles : pendant trois jours, les volatiles ont joué un rôle important dans une campagne contre la pollution dans le ciel de Londres.

Cette mission, appelée "Pigeons air Patrol", a été initiée par Romain Lacombe, créateur de la start-up Plums Labs. "Nous souffrons affreusement de la pollution. C’est aberrant, dans une ville comme Londres ou Paris, les habitants perdent au moins six mois de vie, rien qu’à cause des particules fines", s’exaspère-t-il. 

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Des pigeons en sac-à-dos

Pour savoir quel taux de pollution est en suspension dans chaque recoin de la grande ville, la start-up a décidé d’utiliser les pigeons : équipés de minuscules sac à dos, ne pesant pas plus de 25 grammes, douze volatiles ont été chargés de surveiller la pollution de la capitale anglaise. "Une technologie qui permet de savoir exactement ce que l'on respire", selon Romain Lacombe.

Dans chaque petit sac, un capteur GPS pour les localiser et déterminer où les pics de pollution sont enregistrés. On pouvait même les suivre en temps et en heure sur une carte, puis observer les pics de pollution dans les lieux qu’ils survolaient.

Dressés par un colombophile, soit un dresseur de pigeon voyageur, ces derniers ont reçu un entraînement spécifique pour ne pas succomber aux tentations de la ville et des lanceurs de miettes de pain.

Les oiseaux étaient pris en charge par un vétérinaire pour s’assurer que leur petit sac de voyage ne les blessait pas et qu’ils étaient en bonne santé.

Vers un réseaux géant connecté

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Ces trois jours de tests font partie d’un projet plus important visant à créer un réseau d’évaluation de la pollution qui nous entoure pour savoir ce que l’on respire. "Le but final serait que tout le monde ait un petit capteur sur lui pour pouvoir savoir si la pollution est dans un taux raisonnable ou pas. Ca permettrait de savoir s’il vaut mieux éviter d’aller faire du sport ou d'aller courir", explique Romain Lacombe.

Selon une étude du King’s College de 2015,  la pollution causerait plus de décès dans le monde que le tabac ou l'obésité, avec 7 millions de victimes par an.

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