Depuis quelques jours, des habitants de Seine-Saint-Denis et du Nord tentent de se rafraîchir en détournant des bouches à incendie, déversant des milliers de litres d’eau sur la chaussée.

Avec l’épisode caniculaire que la France vient de subir et qui continue çà et là, de nombreuses personnes, principalement des jeunes, ont eu l’idée d’ouvrir des bouches à incendie pour se rafraîchir.

Plusieurs cas ont été signalés dans le Nord et en Ile-de-France, avec plus de 300 bouches à incendie vandalisées dans le département de Seine-Saint-Denis, soit 15 millions de litres d’eau déversés par heure, rapporte Le Parisien. Une facture qui s’annonce donc salée.

A lire aussi Canicule : des habitants vandalisent des bouches à incendie pour se rafraîchir

Caves, appartements inondés…

Mais pour l’heure, l’entreprise Veolia, qui assure la gestion du service public, ne peut pas chiffrer le montant des pertes d’eau. "Il y a l’eau perdue mais il faut aussi prendre en compte le coût des bornes réparées qui n’ont heureusement pas toutes été cassées, cette facture-là revient aux collectivités. Il faut également compter les caves infiltrées, les appartements inondés, les postes de distribution d’électricité endommagées", explique l’entreprise.

Impossible donc de s’avoir si ces incidents auront des répercussions sur le prix de l’eau pour les contribuables. Mais une chose est sûre, les villes vont devoir mettre la main au portemonnaie pour réparer les infrastructures endommagées par les eaux déversées sur la chaussée.

Un enfant de 8 ans projeté par un jet d’eau

Publicité
Ainsi, à Saint-Ouen, la halle d’un marché inondée n’a pas pu ouvrir dimanche. A Bondy, une arrivée d’eau a été percée dans le quartier Nord. A Sevran, "un poteau à incendie scié a inondé un poste électrique privant de courant 1 500 foyers jusqu’à une heure du matin", explique Le Parisien. La veille, une catastrophe fut évitée après qu’un enfant de 8 ans a été blessé, projeté par la puissance d’un jet d’eau.

Vidéo sur le même thème : Comment combattre la canicule