En octobre dernier des habitants du village de Ngolongoliwa au sud du Malawi ont fait part de très étranges attaques. Plusieurs femmes assurent avoir été mordues par des "vampires". Des déclarations qui ont conduit à une vague de violence.

Face à l'ampleur de la rumeur, le président a été obligé d'envoyer l'armée et les autorités pour calmer les effusions de violences. Depuis septembre, superstitions, légendes et magie noire affolent en effet le Malawi.

Plusieurs personnes assurent avoir été victimes de vampires, comme le rapporte Le Dauphiné. Le "mode opératoire" se ressemble dans plusieurs témoignages fournis, dont celui de Jamiya Bauleni, du village de Ngolongoliwa, qui a passé une nuit du 2 octobre particulièrement terrifiante.

"J'ai vu de la lumière dans un coin de mon toit, j'ai vu une corde pendre et de la fumée m'entourer. J'ai tenté, en vain, de me lever de mon lit et c'est là que j'ai senti une aiguille transpercer mon bras gauche(...) Ce ne sont pas des bobards. On a bu mon sang", a-t-elle dit. Au moins une autres femmes a fait part d'une expérience similaire. 

Bien plus qu'une rumeur, de la peur

La rumeur, originaire du Mozambique voisin, s'est répandue dans tout le pays, suscitant une vague de violence avec l'ouverture d'une réelle chasse aux vampires, dans une région du monde où ce genre de phénomène peut faire écho à des croyances traditionnelles.

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Armés, des groupes d'autodéfense patrouillent afin d'attraper les personnes suspectées d'avoir bu ou tenté de boire du sang, résultat : neuf personnes ont été tuées, une à été brûlée vive et une autre lapidée à mort, sans autre forme de procès. 

Le président malawite, Peter Mutharika est intervenu publiquement pour calmer les tensions, évoquant "un mensonge qui a pour but de déstabiliser la région". 

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