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Après des années d'instabilité politique, la Côte d'Ivoire dispose aujourd'hui d'une croissance spectaculaire, avec un taux de croissance du PIB de 8% en 2016 selon les estimations de la Banque mondiale. Le pays a entamé une transition économique en développant de nombreux secteurs, investissant dans les infrastructures et en facilitant l'accès de la population à l'électricité, l'eau courante, en modernisant ses routes et en développant des autoroutes pour relier les principales villes. Le plan de développement national 2016-2020 a été fixé par le gouvernement qui pense que ce plan permettra de jeter les bases d'une économie émergente, de stimuler le commerce dans les années à venir. Nous avons rencontré le Premier ministre ivoirien qui nous a dévoilé des points importants de ce plan quinquennal. Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre ivoirien " Ce plan 2016 -2020 est évalué à 60 milliards de dollars, Notre objectif est que le plan soit financé à hauteur de 40% par le secteur public pour soutenir tout ce qui est lié aux infrastructures. Mais aussi environ 60% par le secteur privé, et nous avons aussi un fort investissement du capital humain, donc tout ce qui est éducation et formation professionnel ou dans le secteur de la santé. " Plus de 60% de la population a moins de 35 ans, et l'état mis en place un programme pour renforcer l'éducation, l'apprentissage et un autre pour renforcer la place des femmes dans la société. Avoir un capital humain formé et qualifié est un élément clef pour attirer les entreprises. D'autre part l'investissement commercial a été facilité ainsi que la création d'emplois locaux. Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre ivoirien 'Nous avons un code d'investissement qui est l'un des plus attractifs, avec des exonérations importantes qui sont faites en terme de réduction des droits de douane mais aussi l'exonération au niveau de la TVA, mais nous allons demander aux investisseurs que la contrepartie soit que les retombées locales des investissements soient importantes'. La Côté d'Ivoire est aujourd'hui un pari sûr en Afrique, avec des secteurs très diversifiés comme le bancaire, les télécommunications, l'énergie, l'immobilier, le minier et des opportunités importantes dans l'agricole. Le Centre de Promotion des Investissements en Côte d'Ivoire (CEPICI) joue un rôle important pour mettre en relation les investisseurs potentiels et les pourvoyeurs d'idées. Emmanuel Essis, Centre de Promotion des Investissements en Côte d'Ivoire : " La première étape de l'investisseur quand il arrive dans un pays c'est d'avoir l'information. Le CEPICI a été créé justement pour constituer pour l'investisseur un seul interlocuteur dans sa quête en investissement donc c'est un guichet unique. Au CEPISI vous avez l'information, vous avez l'assistance ; vous pouvez créer votre entreprise en une journée, donc c'est ce guichet unique qui permet aux investisseurs de ne pas perdre de temps justement. " Emmanuel Essis, Centre de Promotion des Investissements en Côte d'Ivoire : " La cote d'ivoire a l'avantage d'avoir une communauté diversifiée, qui part de l'agriculture jusqu'aux services ; en Côte d'ivoire il y a la matière première agricole, la première opportunité qu'il y a c'est l'agro-industrie, la transformation industrielle. " La Côte d'Ivoire figure parmi les plus important producteurs de cacao au monde, avec une récolte annuelle de 1,9 million de tonnes, c'est l'industrie la plus prometteuse du pays. CEMOI a répondu à l'appel de l'or brun ivoirien. Le chocolatier français s'est établi dès 1997 à Abidjan dans la transformation du cacao, et en 2015 le groupe industriel a mis 6 millions d'euros sur la table pour développer une usine qui aujourd'hui produit un chocolat 100% ivoirien. Benjamin Bessi, manager général de CEMOI en Côte d'Ivoire : 'L'activité ici permet de transformer 70000 tonnes de cacao. Donc nous réceptionnons du cacao avec des coopératives et nous faisons toute la transformation depuis la fève de cacao jusqu'au chocolat fini.' Existe-t-il une recette magique pour garantir le succès aux investisseurs étrangers ? Benjamin Bessi, manager général de CEMOI en Côte d'Ivoire : 'La clé du succès c'est d'abord la formation. Les groupes internationaux quand ils investissent, recherchent ce type de profils : des Ivoiriens bien formés et qui ont une expertise à faire valoir. Donc du coup ça revient à un point de convergence entre une politique nationale de promotion des cadres nationaux et un besoin des investisseurs internationaux qui recherchent de la compétence locale. Le développement entrepris par la Côte d'Ivoire a permis de mettre les marchés internationaux en confiance mais le pays qui a la croissance économique la plus rapide d'Afrique devra confirmer son ambition en gardant le rythme.
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Ville centrafricaine stratégique en raison de ses ressources minières, Bria est toujours sous tension. Après des affrontements sporadiques qui ont fait plus d'une centaine de morts en 48h, la force armée de la Mission des Nations unies, présente ici de façon permanente, maintient le statut quo. Mais la population a peur et en a assez. Lundi 19 juin, treize groupes rebelles avaient signé un accord prévoyant un cessez-le-feu immédiat. Le chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, veut donner du temps aux signataires de l'accord : Il faut aujourd'hui leur donner le bénéfice du doute et espérer qu'il y a vraiment une nouvelle donne, une volonté d'aller réellement vers la paix parce que je crois, et c'est ma conviction intime, que, non seulement le people centrafricain est fatigué, mais je crois que les groupes armés se sont rendus compte aujourd'hui que la violence ne leur permettra pas de réaliser leurs objectifs. L'accord de cessez-le-feu a été signé à Rome sous le parrainage de la communauté catholique Sant'Egidio dans un contexte sécuritaire compliqué, avec le retour des violences depuis novembre, qui ont entraîné plusieurs centaines de morts dans le centre du pays en mai, non seulement à Bria, mais aussi à Bangassou, et Alindao dans des régions aux richesses minières très convoitées. En 2013 et 2014, la dernière guerre centrafricaine s'est caractérisée par de nombreuses exactions contre les civils, musulmans ou chrétiens. Une cour pénale spéciale s'est installée fin mai à Bangui, elle doit instruire et juger ces crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Le regain de violence actuel ne serait pas étranger à son installation, selon la Fédération internationale des droits de l'homme.
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C'est à l'unanimité que le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé le déploiement d'une force africaine pour combattre les djihadistes dans la région du Sahel. Un projet proposé et soutenu par la France, mais dont l'ambition a dû être revu à la baisse pour obtenir l'accord des Etats-Unis et du Royaume-Uni. La force anti-djihadiste du G5 Sahel va donc sortir de terre, mais sans mandat de l'ONU pour agir. Ses moyens seront revus dans deux mois, ici -même. Par ce texte important, et à bien des égards fondateur, le conseil de sécurité exprime son plein soutien à la force conjointe mise en place par les Etats du G5 Sahel afin de lutter contre la menace terroriste à laquelle ils font face, et qui ne connaît pas de frontière, a déclaré FrançOis Delattre, l'ambassadeur français aux Nations unies. L'Union européenne a promis une aide de 50 millions d'euros à cette force qui comptera des soldats du Mali, de Mauritanie, du Niger, du Tchad et du Burkina Faso et qui sera basée à Bamako au Mali. Un renfort pour les 4 000 Français de l'opération Barkhane engagés dans le Nord du Mali, et pour la MINUSMA, forte de plus de 10 650 membres. Depuis leur engagement en 2013, les troupes françaises au Sahel éprouvent d'énormes difficultés à venir à bout des islamistes.Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à al-Qaïda. Ils ont été en grande partie chassés de cette région par l'intervention militaire internationale, lancée, donc, en janvier 2013 à l'initiative de la France, et qui se poursuit. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, et ce, malgré la signature mi-2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du pays, et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger. Le Conseil de sécurité se félicite du déploiement de la force conjointe du G5 #Sahel https://t.co/RMAfReT1aa pic.twitter.com/lpEzveC8KT- ONU Info (@ONUinfo) 21 juin 2017 La force conjointe du #G5S n'est pas du vent mais du concret décidée à un très haut niveau et avec l'accompagnement de l'Europe . pic.twitter.com/nobTp3PaKu- G5 Sahel (@G5_Sahel_SP) 13 juin 2017
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Mwigulu a 14 ans. C'est la deuxième fois qu'avec trois autres enfants de Tanzanie, il fait le voyage à Philadelphie, dans cet hôpital américain. Il vient essayer sa prothèse. Mwigulu est albinos, une différence qui excite les convoitises, et la sorcellerie. Les membres des albinos auraient des pouvoirs magiques, alors on les coupe. Les dents, la langue, les bras, les jambes, sont associés à la prospérité et au bonheur, et se monnayent. Un membre se revend 3000 euros, un corps entier 60 000 euros. Au #Malawi, les #albinos à nouveau ciblés par des attaques meurtrières Dans revueafrique https://t.co/o5BDj5nIZ2 pic.twitter.com/Az0FNoztQa- Bubale Nyama (BubaleNyama) 13 juin 2017 Matanangé, 10 ans, a été attaqué par deux hommes en 2013. 'Un des hommes a enlevé son chapeau, il m'a couvert le visage, je n'y voyais rien, il m'a coupé la main, et ils se sont enfuis.' Ce mardi, c'est la journée mondiale de sensibilisation à l'albinisme. Un cas sur 20 000 naissances dans le monde, pour cette anomalie congénitale, très fréquente en Afrique sub-saharienne. En Tanzanie le gouvernement confine les albinos dans ce centre, pour les protèger. 'Ils ont besoin de liberté, ça leur manque, dit un éducateur. Les garder ici comme ca, ce n'est pas bon. Mais on a pas le choix. on doit s'adapter aux conditions actuelles.' Le père de Matanangé n'a pas eu d'autre choix que de se séparer de son fils, pour lui sauver la vie. En Afrique, le sort des albinos peut changer, grâce à l'éducation et la sensibilisation. Mais la route est encore longue. 'Un #artiste congolais peint des #albinos pour lutter contre leur stigmatisation' #Afrique #Congo #Rdc #art https://t.co/KggFHd5hdJ pic.twitter.com/OUmRsQkDfH- Afrique sur Scène (@afriquesurscene) 4 juin 2017
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Développer une économie durable en Afrique pour lutter contre l'immigration, c'est l'objectif de la chancelière allemande. Angela Merkel a reçu hier à Berlin plusieurs dirigeants du continent noir pour élaborer un 'plan Merkel', en allusion au 'plan Marshall' qui avait permis à l'Europe de se reconstruire après la seconde guerre mondiale. L'Allemagne, qui préside cette année le G20, demande à ses partenaires d'investir dans une économie durable de l'Afrique. 'S'il y a trop de désespoir en Afrique, alors évidemment des jeunes vont se dire qu'ils vont aller chercher une nouvelle vie ailleurs. Mais si nous travaillons ensemble pour aider vos pays, nous créerons plus de sécurité pour nous même et pourrons mettre un terme au trafic illégal d'êtres humains', a déclaré hier la chancelière allemande. Les présidents du Niger, de l'Egypte ou encore du Mali ont tenté hier de convaincre la centaine d'investisseurs privés réunis pour l'occasion. Plusieurs ONG ont également rappelé l'importance des aides publiques. Le ministère allemand du Développement a promis 300 millions d'euros d'aides supplémentaires aux pays qui s'engagent, notamment, à lutter contre la corruption.
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Un groupe armé libyen a annoncé samedi avoir libéré le fils cadet du dictateur libyen déchu Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, condamné à mort en Libye et qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI). La 'Brigade Abou Bakr al-Sadiq', l'un des groupes armés contrôlant la ville de Zenten (170 kilomètres au sud-ouest de Tripoli), a affirmé que Seif al-Islam a été libéré vendredi soir, 'correspondant au 14 du mois de ramadan', en application d'une loi d'amnistie promulguée par le Parlement établi dans l'est du pays. 'Nous avons décidé de libérer M. Seif al-Islam Mouammar Kadhafi. Il est désormais libre et a quitté la ville de Zenten', a indiqué la brigade dans son communiqué publié sur Facebook. La ville de Zenten est contrôlée par des groupes armés opposés au gouvernement libyen d'union nationale (GNA) installé dans la capitale Tripoli et reconnu par la communauté internationale mais qui peine à étendre son autorité à l'ensemble de ce pays plongé dans le chaos. Seif al-Islam Kadhafi était le fils le plus en vue de Mouammar Kadhafi qui a dirigé la Libye d'une main de fer pendant 42 ans. Né le 25 juin 1972 à Tripoli, le 'Glaive de l'Islam' son nom en arabe n'occupe pas de fonction officielle proprement dite mais représente plusieurs fois la Libye dans le cadre de négociations internationales, notamment lors des accords d'indemnisation des familles des victimes des attentats de Lockerbie en 1988 et du DC-10 d'UTA en 1989. Il se fait aussi connaître lors de sa médiation dans l'affaire des infirmières bulgares libérées en 2007. Un mois plus tard, il expose un projet de modernisation de son pays, relançant les spéculations sur la question de la succession. Très actif pendant le déclenchement en février 2011 de l'insurrection qui touche la Libye pendant le 'Printemps arabe', il tente bec et ongles de sauver le régime dictatorial de son père. En juin 2011, la Cour pénale internationale lance à son encontre un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité. Elle l'accuse d'avoir joué un 'rôle-clé dans la mise en oeuvre d'un plan' conçu par son père visant à 'réprimer par tous les moyens' le soulèvement populaire. Il est arrêté en novembre 2011 par les milices formées d'anciens rebelles de Zenten et en juillet 2015, il est condamné à mort pour son rôle dans la répression meurtrière de la révolte de 2011, à l'issue d'un procès dénoncé par l'ONU et des ONG de défense des droits de l'Homme. Les autorités libyennes et la Cour pénale internationale se disputent toujours le droit de le juger. En juillet 2016, les avocats de Seif al-Islam avaient affirmé que leur client avait été libéré à la faveur d'une amnistie décrétée par les autorités libyennes non reconnues basées dans l'est du pays. Cette amnistie, décrétée en avril 2016, ne peut s'appliquer aux personnes accusées de crimes contre l'humanité comme Seif al-Islam Kadhafi, avait rapidement réagi le GNA. Depuis la chute du régime Kadhafi, la Libye est livrée aux milices armées et minée par des luttes de pouvoir et des violences. Au total, trois des sept fils de Kadhafi sont morts pendant la révolution. L'un des survivants, Saadi Kadhafi, est toujours jugé en Libye pour son implication présumée dans la répression et le meurtre d'un ancien entraîneur de football. La veuve du dirigeant déchu, Safia Farkech, et trois autres de ses enfants ont trouvé refuge en Algérie, puis à Oman. Avec agence (AFP)
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Il veut réformer l'Organisation mondiale de la santé pour mieux l'adapter aux défis actuels. L'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus est le nouveau patron de l'OMS. Premier Africain nommé à la tête de cette organisation, il espère y reproduire le succès qu'il a remporté dans la réforme du système de santé de son pays, quand il était ministre de la santé. TedrosAdhanomGhebreyesus, premier Africain élu directeur général de l'OMS https://t.co/lnpLAi5WMI pic.twitter.com/CE27PWiKOn- RFI (@RFI) 24 mai 2017 Ministre des affaires étrangères ensuite, Tedros Adhanom Ghebreyesus avait fait construire des milliers de cliniques en Ethiopie, Ces initiatives ont contribué à réduire des deux tiers la mortalité infantile entre 1990 et 2015 et à une baisse de 75% des décès dus au paludisme sur la même période.
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Dans cette édition de Focus, nous partons à Dakar découvrir comment les PME constituent l'un des moteurs de l'émergence du Sénégal. Deux d'entre elles nous expliquent les recettes de leur succès et notamment l'accompagnement essentiel dont elles ont bénéficié. Le Sénégal a fait de l'émergence, sa priorité absolue et pour cela, il parie notamment sur ses entrepreneurs. Il faut dire que certaines PME sénégalaises font figure de modèles. C'est le cas par exemple d'une entreprise devenue au fil des années, l'un des leaders de l'agroalimentaire. Une success story qui est partie pratiquement de rien. Développement fulgurant 'Elle a démarré en 1976, souligne Anta Babacar Ngom Bathily, directrice générale de la SEDIMA, quand son fondateur Babacar Ngom avec un investissement de 100 euros a acheté 120 poussins et tout est parti de là : toute l'histoire de la SEDIMA jusqu'à aujourd'hui et ses 50 millions d'euros de chiffre d'affaires ont d'marré à partir d'un investissement initial de 100 euros,' souligne-t-elle. L'entreprise emploie aujourd'hui, 430 personnes directement, mais elle travaille aussi avec plus de 10.000 producteurs d'oeufs et de poulets à travers le pays. Ces dernières années, elle a investi plusieurs millions d'euros dans de nouvelles installations high-tech. Elle a aussi opté pour la diversification avec par exemple, la production de farine et même le secteur du bâtiment. 'Depuis 2016, indique Anta Babacar Ngom Bathily, on est au Mali à Bamako, en Guinée équatoriale, au Congo et l'ambition, c'est de devenir l'une des plus grandes sociétés agroalimentaires en Afrique.' Visite de SEDIMA un fleuron du Sénégal dans l'agroalimentaire ce 8 avril. Félicitations à babacarNgomet à toute son équipe. Fier de vous. pic.twitter.com/0Elpba78Cg- Abdoulaye sakho(@profasakho) 8 avril 2017 Croissance et diversification Autre champion sénégalais : une start-up lancée en 2008 par deux jeunes entrepreneurs devenue une énorme plateforme digitale de services financiers présente dans 60 pays. Elle assure - entre autres - les transferts d'argent. Le moindre village possède un point de service comme celui dans lequel nous nous rendons. Il y a plus d'un million de transactions par jour. 'Aujourd'hui, Wari a réussi le pari d'avoir créé quelque chose d'avant-gardiste et également d'avoir pris des positions là où il n'y avait que des multinationales internationales,' insiste Aicha Kouyate, secrétaire générale de Wari. Cette entreprise qui a généré la création de 300 jobs directs, mais aussi 45.000 emplois indirects, a elle aussi entamé sa diversification avec la mise en place de nouveaux services et le rachat récent du deuxième opérateur de téléphonie du Sénégal. #Newseco #Sénégal | African Banker Awards : Le Groupe Wari nominé en ... - https://t.co/nvUK0CzTyJ | #Afrique #Fintech #GroupeWari- Newséco (@_Newseco) 2 mai 2017 'Ne laisser aucun Sénégalais sur la touche' 'Depuis quelques années, le Sénégal affiche un joli taux de croissance compris entre 6 et 7%, indique notre reporter Serge Rombi. Le pays continue d'ailleurs, de viser un taux à deux chiffres. Mais au-delà des simples chiffres, les Sénégalais ont coutume de dire qu'ils veulent se voir dans cette croissance : autrement dit, ils veulent une croissance de qualité, une croissance inclusive... Bref, réellement palpable dans leur quotidien,' fait-il remarquer. Une croissance qui profite à tous. Pierre Ndiaye est l'homme qui peaufine la stratégie économique du Sénégal. Pour lui, c'est une évidence, il n'y a pas d'émergence sans une place forte pour les PME. 'On veut une croissance ordonnée, une croissance inclusive qui ne laissera aucun Sénégalais sur la touche, affirme Pierre Ndiaye, directeur général de la Planification et des politiques économiques du Sénégal. Et quand vous ne voulez pas laisser les Sénégalais sur la touche, vous êtes obligés de prendre en compte les entrepreneurs individuels, les TPE et les PME.' Mesures d'accompagnement Parce que l'accès au financement est fondamental pour les entrepreneurs, une banque et plusieurs fonds spécifiques leur sont dédiés. L'objectif est aussi de favoriser l'accès à la commande publique et de booster l'innovation. Les coûts de création d'entreprise ont été divisés par deux, la plupart des démarches se font désormais en ligne. 'Ces plateformes électroniques fonctionnelles, assure Mountaga Sy, PDG d' Investir au Sénégal (APIX), vont être consolidées avec la mise en vigueur du télépaiement qui va positionner le Sénégal avec une admnistration moderne, avec zéro papier, pour une bonne transparence et une efficacité dans la sécurité.' Amélioration du climat des affaires : De grands bonds en avant #kebetu #apix #Senegal https://t.co/SChF8WdXRy pic.twitter.com/iDBYhORkuB- Lejecos(@Lejecos1) 16 janvier 2017 Des efforts sont également faits pour réaliser un raccordement plus rapide à l'eau et à l'électricité. 'Pour l'eau, on est passé de 75 à 20 jours ; pour l'électricité, de 80 à 48 jours avec en plus, une réduction de 10% du tarif de l'électricité,' indique Mountaga Sy. Anta Babacar Ngom Bathily, de la SEDIMA, en a d'ailleurs profité : 'Nous osons aller investir dans des villages très éloignés : par exemple, nous sommes allés jusqu'à Notto, dans une zone où il y a quelques années, il n'y avait ni eau, ni électricité et aujourd'hui, grâce à toutes ces infrastructures, on a pu mettre en place un nouveau couvoir d'une capacité de 40 millions de poussins par an,' déclare-t-elle. Ambition communicative Toutes ces belles histoires ont créé une véritable dynamique palpable un peu partout au Sénégal. Pour l'emblématique PDG de la plateforme financière, tout cela, c'est aussi une affaire de confiance en soi. 'Allez ! Allez-y ! lance Kabirou Mbodje, PDG de Wari. Essayez et que personne ne vous dise que ce n'est pas possible !' dit-il. 'Nous sommes tous très ambitieux ; aujourd'hui, pour nous, il n'y a pas de limites,' affirme de son côté, Anta Babacar Ngom Bathily. Et preuve que les choses bougent : les investisseurs du monde entier s'intéressent aujourd'hui de très près à ces champions sénégalais. Les images du reportage filmées depuis un drone sont fournies par Buzzlab Motion Pictures. Filming#dakar #Sme #growth focus soonon euronews pic.twitter.com/TOYxB01z3D- Serge Rombi(SergeRombi) 3 mai 2017
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Le virus Ebola refait son apparition en République démocratique du Congo. L'épidémie s'est déclarée dans la province du Bas-Uélé tout au nord du pays, près de la Centrafrique. Depuis le 22 avril, neuf cas suspects ont été observés. Trois personnes sont mortes. Des prélèvements ont été faits et un échantillon est revenu positif pour le virus Ebola. Il faut désormais agir très vite, car la contamination par le virus est très rapide. Le problème est que la zone touchée est très difficile d'accès. C'est la huitième épidémie d'Ebola à laquelle le pays doit faire face depuis 1976. Ce sont les primates qui sont les porteurs de ce virus.
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Les Nations Unies estiment que c'est la plus grave crise humanitaire que le monde ait connue depuis 70 ans : vingt millions de personnes sont menacées par la sécheresse dans la Corne de l'Afrique, au Yemen et au Nigeria. Au Somaliland, aux côtés de l'ONG Concern et du service de l'Union européenne à l'aide humanitaire, nous découvrons ce qui est fait pour éviter la famine. Pour mieux appréhender l'ampleur de la crise, commençons par quelques chiffres : plus de 20 millions de personnes sont menacées par la sécheresse dans la Corne de l'Afrique, au Nigeria, au Yemen et au Soudan du Sud d'après les Nations Unies. En Somalie, elles sont plus de six millions à avoir un besoin urgent d'assistance selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH). D'après ses estimations, dans le pays, on recense 680.000 personnes déplacées en raison de la sécheresse depuis novembre dernier et on estime que près d'un million et demi d'enfants y souffriront de malnutrition sévère cette année d'après. C'est la quatrième saison des pluies où il ne pleut quasiment pas au Somaliland. Cet Etat auto-proclamé qui dispose de ses propres institutions gouvernementales, de sa police et de sa monnaie est reconnu au plan international comme une région autonome de la Somalie. Il compte parmi les premiers pays de la région à avoir été frappés par la sécheresse il y a trois ans. Aujourd'hui, dans les secteurs isolés comme le village de Sheik Awaare où nous nous rendons, de nombreux éleveurs de bétail ont perdu jusqu'à 80% de leurs bêtes. C'est le cas de Qoran Osman. 'Je suis née ici, tous mes enfants sont nés ici, explique la mère de famille. Je n'ai jamais vu une sécheresse pareille : j'avais 200 chèvres et je n'en ai plus que 20,' déplore-t-elle. Transfert d'argent aux plus fragiles Comme d'autres, Qoran reçoit de l'ONG Concern, un transfert d'argent qui lui permet d'acheter de la nourriture sur place. 'J'ai reçu 112 dollars, ça nous aide à nous en sortir : j'ai acheté de la farine, de l'huile, du sucre et des feuilles de thé,' précise-t-elle. Le projet financé par le service de l'Union européenne à l'aide humanitaire soutient 172 familles sur les quelque 400 des environs. L'ONG a donné à Qoran et aux autres bénéficiaires, une carte SIM qui permet le transfert d'argent. La transaction se fait devant le magasin, au seul endroit du village où le réseau de télécommunications est accessible, par intermittence. Concern apporte son soutien - sous différentes formes - à 92.000 familles en Somalie et 43.000 au Somaliland, en partie grâce à la contribution de l'Union européenne. C'est la première fois que ces villageois reçoivent de l'aide depuis le début de la sécheresse. Après la distribution, un bilan est établi. Pour Mercy Gitau, représentante de l'ONG Concern Worldwide Somalia, 'le principal problème, c'est qu'ils ont le sentiment qu'il y en a très peu qui sont sélectionnés parmi ceux qui sont touchés. On a prévu trois transferts d'argent pour les bénéficiaires d'ici juin, poursuit-elle. Mais on sait très bien que la situation n'aura pas beaucoup changé d'ici là parce que les pluies ne seront pas très importantes, donc on sait qu'ils auront encore besoin d'aide,' conclut-elle. #AidZone went to remote areas of #somaliland to see what's being done to help prevent famine after 3 years of drought eu_echo Concern pic.twitter.com/BIPyY1A3UQ- Monica Pinna (@_MonicaPinna) 26 aprile 2017 Agir en prévention Le projet s'inscrit dans une stratégie globale qui vise à éviter qu'une famine ne se déclenche. La Somalie a lancé une pré-alerte en janvier dernier et la machine de l'aide internationale s'est mise en marche. 'Il y a six ans à peine, la Somalie a connu une famine qui a causé la mort de plus de 250.000 personnes : la réponse humanitaire est-elle différente aujourd'hui ?' demande notre reporter Monica Pinna à Heather Blackwell, du service de l'UE à l'aide humanitaire. 'La réponse humanitaire s'organise et monte en puissance avant qu'on ne déclare une situation de famine, indique-t-elle. Cette fois, on sait que la sécurité alimentaire est remise en cause ; le nombre de cas de malnutrition, les prix des produits sur les marchés, ce sont des indicateurs qui nous disent que quelque chose est en train de se passer : donc, on s'est appuyé sur ces informations pour réagir plus tôt,' souligne-t-elle. Le manque d'accès à l'eau est un problème crucial dans ces territoires arides. Une partie des habitants est forcée d'en acheter à un prix de plus en plus fort à cause de la sécheresse. #Alhamdulilaah tough #Raining begin #Somaliland, still NGO's warn Famine, if not responded needed relief Cheer euronews _MonicaPinna pic.twitter.com/4iYjiGonn6- Mohamoud Walaaleye (@Ladhka) 1 maggio 2017 Nous partons vers le sud pour un autre village où la construction d'un réservoir d'eau a tout changé. 'Dans des périodes de grande sécheresse comme celle-ci, fait remarquer Monica Pinna, la population dépend de la distribution de l'eau et des capacités de stockage à disposition. A Baldheere, désormais, quand la pluie arrivera, elle ne sera pas perdue,' explique-t-elle. Un réservoir d'eau offre une renaissance Nous découvrons le réservoir achevé en mars dernier. Concern en a construit une cinquantaine en Somalie depuis 25 ans et une vingtaine au Somaliland plus récemment, principalement grâce à des financements européens. Chaque famille a droit à 40 litres par jour. 'Ce réservoir contient 270.000 litres d'eau, précise Mercy Gitau de l'ONG Concern avant d'ajouter : c'est une quantité suffisante pour la consommation de 300 familles pendant 20 jours avec une moyenne de 7 litres et demi par personne et par jour.' Avant la construction du réservoir, pour aller chercher de l'eau, il fallait marcher pendant des heures. 'Parfois, on allait jusqu'à Aubare, c'est à six kilomètres en Ethiopie, raconte Faduno Muse Habane, une habitante. Quand il y avait des tensions et que la frontière était fermée, on devait aller à 15 kilomètres : je partais très tôt le matin et parfois, quand je revenais, c'était 7h du soir,' dit-elle. Les ONG ont besoin de davantage de fonds pour aider cinq millions et demi de personnes en Somalie d'ici la fin de l'année. De son côté, la population espère qu'enfin, cette saison des pluies sera salvatrice. Monica Pinna avec Stéphanie Lafourcatère
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En Algérie, le parti du président Bouteflika est en tête des législatives. Le Front de Libération Nationale, le FLN, a obtenu 164 sièges sur les 462 de l'Assemblée nationale populaire, la chambre basse du Parlement, mais c'est moins que les 220 qu'il avait obtenus en 2012. Dirigé par le directeur de cabinet de la présidence, Ahmed Ouyahia, le RND, le Rassemblement National pour la Démocratie, est en nette progression avec 97 sièges contre 70 il y a cinq ans. C'est lui qui permet au parti d'Abdelaziz Bouteflika de conserver la majorité absolue. Mais la participation n'a atteint que 38.25%, un taux très faible qui était prévisible, compte tenu de la platitude de la campagne et de la crise économique provoquée par la chute des prix du pétrole ces dernières années. Les secrets d'Etat sur la santé du président Bouteflika ont aussi dissuadé beaucoup d'électeurs de participer à un processus dont beaucoup pensent qu'il leur échappe depuis longtemps. Le Maroc provoque l'Algérie la France aussi avec Macron 39 ans face à Bouteflika (dessin Dilem, Liberté, Algérie) pic.twitter.com/dCmqZwwQc3- Gilles Klein (@GillesKLEIN) May 5, 2017
Monde
C'est un long voyage que celui qui vous mènera au Cap, en Afrique du Sud. Un voyage fait de découvertes, de dépaysements, de prise de conscience du poids de l'Histoire et de plaisir des sens. 
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Euronews est allé á Kigali, capitale du Rwanda. Première étape de la deuxième édition de l'African Business Connect. Un forum d'affaires organisé par BMCE Bank of Africa et Maroc Export (établissment national de promotion des exportations). C'est la première fois qu'une mission d'affaires de cette envergure est organisée dans ce pays encore associé au génocide de 1994. 120 personnes et 80 entreprises sont venues prospecter l'économie du pays des mille collines. Un pays qui compte parmi les plus dynamiques du continent africain. #africanbusinessconnect édition 2017 #madagascar:Une délégation marocaine avec 80 entreprises marocaines & plus de 340 entreprises malgaches pic.twitter.com/WfxfprMShx- BMCE Bank (@BMCE_Bank) 7 avril 2017 Pour le président de la Fédération rwandaise du secteur privé, s'il existe bien le 'Made in Morocco', le 'Made in Rwanda' est aussi une réalité économique : 'C'est un programme qui nous tient beaucoup à coeur et c'est un programme sur lequel on a beaucoup d'attente. C'est un programme transformative et le secteur privé rwandais est en train de chercher les moyens pour développer ce programme et le rendre une réalité', explique Benjamin Gasamagera. Direction Dar es Salam, en Tanzanie, à quelque 1.400 kilomètres de Kigali, pour la 2ème étape de la mission d'affaires. 220 entreprises locales ont répondu à l'invitation de la délégation marocaine. 1.120 rencontres entre entrepreneurs ont été menées. Le double de celles organisées au Rwanda. Poursuite des rencontres #BtoB de #africanbusinessconnect à #antananarivo #madagascar #marocexport #bmcebankofafrica #bankofafrica pic.twitter.com/w8SJSG30bm- BMCE Bank (@BMCE_Bank) 7 avril 2017 'Trouver des investisseurs et du business des deux côtés va permettre de faciliter les échanges, les points de vue, d'échanger sur nos expériences, de connaître les opportunités qui existent entre les deux pays. Et dans ce respect, nous allons construire une coopération dans les domaines du commerce et des investissements', explique Khalid Salum Mohamed, Ministre des Finances de Zanzibar. La délégation marocaine s'est ensuite rendue à Antananarivo à Madagascar, 3ème et dernière étape de l'African Business Connect. La 3ème destination d' #africanbusinessconnect édition 2017 était #Madagascar (7 Avril 2017) #marocexport #bmcebankofafrica #bankofafrica pic.twitter.com/hZxaop4wUC- BMCE Bank (@BMCE_Bank) 8 avril 2017 Sur l'île, 350 entreprises malgaches ont répondu présentes dans des divers secteurs d'activités aussi variés que l'énergie, le transport, les infrastructures, l'agriculture et l'eau. 'La rencontre d'aujourd hui c'est le symbole de la réussite de la coopération sud-sud. Le Maroc sur le plan économique a déjà effectué vraiment un progrès très important et nous Madagascar nous voulons emboîter le pas au Maroc pour qu' on puisse booster l'économie de Madagascar', explique Olivier Mahafaly Solonandrasana, Premier ministre de Madagascar. L'objectif était aussi mettre en exergue le potentiel de coopération entre le Maroc et ces pays dans divers domaines : industrie métallique, services financiers, construction, immobilier, santé, énergies. Plusieurs rencontres ont été tenues en ce sens pour valoriser le potentiel d'export et d'internationalisation des sociétés marocaines. Le bilan de ces rencontres est plus que positif. 'Nous voulons explorer des possibilités de partenariat avec des operateurs malgaches pour pouvoir les accompagner dans l'ere digitale dans laquelle nous sommes pionniers', explique Hicham Bendahir. 'L'intérêt de cette mission et justement d'explorer de nouveau marchés sur lesquelles nous sommes présents indirectement via des distributeurs européens. C'est des marchés qu' on ne connait pas, c'est des marchés sur lesquels nous avions beaucoup d appréhension beaucoup plus par rapport à la concurrence asiatique', ajoute Hafid Khedidj. Les entrepreneurs marocains ont exprimé leur intention d'investir dans les secteurs porteurs tels que le BTP, la construction, les nouvelles technologies, les énergies et le milieu pharmaceutique. Pour Maroc Export et BMCE Bank of Africa, co-organisateurs de ce road-trip du business, les résultats obtenus dépassent largement les attentes. Une nouvelle mission d'affaires dans cette région est déjà à l'étude. 'Nous nous sommes tous engagés à s'entraider, à échanger de l'information, de l' expertise, de développer certaines filières, certains secteurs ensemble pour les pays et pour même la région,' se félicite Zahra Maafiri, directrice générale de Maroc Export. 80% des opérateurs marocains seraient intéressés pour investir d'abord au Rwanda. En Tanzanie, ils sont moins de 20% prêts à franchir le pas. Madagascar, elle, séduit plus de 60% d'investisseurs marocains potentiels. L'African Business Connect continuera de mettre l'expertise et les réseaux du Groupe BMCE Bank of Africa au service du développement international des entreprises marocaines, en organisant de nouvelles missions dans d'autres régions d'Afrique. C'est sur cette note très positive, que la délégation marocaine a regagné Casablanca, à près de 14 heures de vol de la capitale malgache. Poursuite des rencontres #BtoB de #africanbusinessconnect à #antananarivo #madagascar #bmcebankofafrica #marocexport #bankofafrica pic.twitter.com/7MYmi34ATd- BMCE Bank (@BMCE_Bank) 7 avril 2017 Signature de #MoU entre #marocexport et #ITBM #africanbusinessconnect #madagascar #antananarivo pic.twitter.com/rauVSvv2fj- BMCE Bank (@BMCE_Bank) 7 avril 2017
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Au pouvoir à Conakry depuis 2010, le président guinéen Alpha Condé était en visite d'Etat à Paris il y a quelques jours. Dans l'interview qu'il nous a accordée à cette occasion, il évoque les défis que l'Afrique doit relever en matière de terrorisme, d'insécurité alimentaire et de dérèglement climatique, mais aussi les relations entre la France et les pays africains et notamment la question de la Françafrique. Il plaide pour la mise en place de relations d'égal à égal entre les autorités françaises et leurs homologues africaines. Une position qu'il défend également dans le cadre de la présidence tournante de l'Union africaine qu'il assure depuis janvier. Mohamed Abdel Azim, euronews : 'Nous vivons dans une période de globalisation de la terreur, du phénomène du terrorisme. Y a-t-il quelque chose qui manque à l'Afrique pour que les pays africains puissent faire face à ce fléau ?' Alpha Condé, président guinéen : 'Ce qui nous manque fontamentalement, c'est le développement. Vous savez que le terrorisme fleurit sur la pauvreté et l'injustice. Donc, si le terrorisme se développe en Afrique, c'est parce qu'il y a la pauvreté. Donc notre premier combat, c'est le combat pour le développement. C'est ce qui nous permet de combattre à la fois, le terrorisme et l'immigration. Pour le moment, nous sommes obligés d'agir militairement pour faire face, mais cela passe d'abord par la prise en main de notre défense par les Africains eux-mêmes.' Défis du terrorisme, de la pauvreté et du dérèglement climatique Mohamed Abdel Azim : 'Y a-t-il encore la possibilité de coopérer avec l'Union européenne pour mettre en place une sorte de contrôle de l'immigration Sud - Nord ?' Alpha Condé : 'Nous disons à nos amis de l'UE que nous comprenons leurs problèmes. Eux aussi savent que si nos enfants émigrent, ce n'est pas parce qu'ils veulent émigrer, c'est parce qu'ils ne trouvent pas ce qu'il leur faut en Afrique. Donc, ils [ndlr : les Européens] doivent nous accompagner. Nous pourrons être une usine pour l'Europe à condition qu'elle comprenne que c'est une coopération gagnant-gagnant et qui amène un partenariat bénéfique pour les deux.' Mohamed Abdel Azim : 'L'insécurité alimentaire est-elle un facteur de cette vague d'immigration ou y a-t-il quelque chose d'autre ?' Alpha Condé : 'Il y a aussi les conséquences du dérèglement climatique. C'est un grand problème pour nous. Nous avons lancé un appel à tous les Etats africains et à la communauté internationale pour venir en aide à nos frères de ces pays et il est évident que la situation du climat et la sécheresse sont en grande partie responsables. Il y a aussi les guerres. Donc, c'est ce que nous ne voulons plus justement, c'est pour cela que nous voulons que l'Afrique puisse se développer, qu'on puisse mettre fin aux dégâts climatiques pour que nous puissions avoir une agriculture performante parce que si nous avons une agriculture performante, nous n'aurons pas de famine.' Mohamed Abdel Azim : 'Que reprochez-vous à l'UE dans le volet de la coopération ?' Alpha Condé : 'Il ne s'agit pas de faire des reproches à l'UE. Aujourd'hui, notre objectif, c'est que l'Afrique compte d'abord sur ses propres forces. Nous ne voulons plus que le développement de l'Afrique dépende de l'étranger. Nous devons d'abord compter sur nos propres forces. Nous devons coopérer avec le monde que ce soit l'UE, la Chine, l'Inde, le Brésil, etc. Mais il faut d'abord que les Africains commencent par compter sur eux-mêmes parce que le développement de l'Afrique ne se fera que par les Africains.' Le Président Alpha Condé, lors d'un dîner avec François Hollande : 'Nous sommes décidés désormais à nous prendre en main' pic.twitter.com/Pyp0TIVFno- Esprit Ivoirien (@Esprit_225) 13 avril 2017 Union africaine : 'Nous parlons d'une seule voix' Mohamed Abdel Azim : 'Doit-on comprendre dans vos propos qu'il y a un manque de cohésion de l'Union africaine ?' Alpha Condé : 'C'est le contraire puisqu'aujourd'hui, nous parlons d'une seule voix. Il a été admis par consensus qu'il fallait renforcer notre unité parce qu'aujourd'hui, nous sommes conscients des grands enjeux auxquels l'Afrique est confrontée et nous ne pouvons les résoudre qu'ensemble, unis. Donc il n'y a plus de cacophonie et nous sommes en train - avec les réformes de l'Union africaine - de nous donner les moyens de faire face à nos défis. Ce qui n'était pas le cas auparavant.' Mohamed Abdel Azim : 'On parle beaucoup des mutilations génitales féminines. Quelles sont les politiques qui peuvent être menées et que vous croyez bonnes pour trouver des solutions viables à ce phénomène ?' Alpha Condé : 'Il ne s'agit pas seulement de politique, il s'agit d'éducation parce que ce sont des coutumes ancestrales, mais qui sont contraires à la dignité de la femme. Donc, aujourd'hui, par exemple, en Guinée, c'est un grand problème pour nous, nous sommes en retard par rapport à d'autres pays et nous sommes décidés à rattraper ce retard. Il y a la politique, l'éducation, mais aussi les sanctions. Donc c'est en agissant à tous ces niveaux que l'on peut résoudre cette question qui est quand même une dévalorisation de la femme.' Pays africains - France : 'des relations de pays adultes' Mohamed Abdel Azim : 'Revenons sur le rapport entre les pays africains et la France. Vers quoi s'achemine-t-on ?' Alpha Condé : 'Nous nous acheminons vers une coopération d'Etats souverains, une coopération égalitaire et bénéfique aux deux parties. Nous voulons que la France considère les pays africains comme des Etats adultes, souverains et que la coopération entre l'Afrique et la France se fasse d'Etat souverain à Etat souverain. Nous avons certains éléments en commun avec la France : la langue et un passé. Mais cela n'empêche pas que désormais, nos relations soient celles de pays adultes. C'est pour cela que je parle de la maturité de l'Afrique.' Mohamed Abdel Azim : 'Dites-vous qu'il n'y a pas eu de traitement d'égal à égal jusqu'à maintenant ?' Alpha Condé : 'Vous savez très bien que la 'Françafrique', ce n'est pas un traitement d'égal à égal. Mais nous avons dépassé cela aujourd'hui et nous voulons que les pays africains soient considérés par la France comme le Brésil ou un autre pays, c'est-à-dire que la coopération se fasse entre Etats souverains.' Se maintenir au pouvoir ? Mohamed Abdel Azim : 'Comptez-vous rester à la tête de l'Etat guinéen dans les prochaines années pour poursuivre la politique que vous avez entamée ?' Alpha Condé : 'Ce que je me demande, c'est : Pourquoi on ne pose jamais cette question aux dirigeants des pays asiatiques ou européens ? Pourquoi c'est seulement aux Africains qu'on pose cette question ? Pourquoi ne vous êtes-vous jamais dit qu'il fallait aussi poser cette question à la Malaisie, à Singapour ou à Mme Merkel : 'Est-ce que vous allez vous présenter pour un troisième ou quatrième mandat ou pas ?' Pourquoi ne la pose-t-on qu'aux Africains ?' Mohamed Abdel Azim : 'Il nous arrive de poser cette question.' Alpha Condé : 'Nous voulons que l'Afrique soit majeure, que ce soient les Africains qui décident de leur avenir et non pas qu'on nous dicte ce qu'on doit faire et qu'on vienne nous imposer une façon de gouverner.' Mohamed Abdel Azim : 'Je vous donne entièrement raison. Mais je reviens à ma question initiale qui est légitime.' Alpha Condé : 'Non, ce n'est pas une question légitime, elle est au contraire illégitime parce qu'on veut nous imposer une façon de voir qui est contraire à ce qu'ils [ndlr : les pays occidentaux anciennement colonisateurs] ont fait. Ils disent : 'Voilà ce que nous avons fait pour nous développer, nous ne voulons pas que vous le fassiez.' Dans ces conditions, comment voulez-vous qu'on se développe ?' Une coopération avec la Chine ou avec 'les Martiens' Mohamed Abdel Azim : 'Vous avez souvent parlé de la Chine...' Alpha Condé : 'Nous avons une coopération avec la Chine comme nous en avons une avec l'Europe et d'autres pays. Ce que nous voulons, c'est une coopération bénéfique aux deux parties, une coopération qui respecte l'Afrique et qui permette à l'Afrique de se développer. Peu importe si demain, ce sont des Martiens qui viennent faire de la coopération avec nous... Il faut arrêter ce fantasme de la menace chinoise, etc. C'est un fantasme et nous, on n'est pas du tout sensible à cela.' Mohamed Abdel Azim : 'L'UNESCO a choisi Conakry, capitale guinéenne, pour être la capitale mondiale du livre 2017.' Alpha Condé : 'C'est un hommage rendu aux écrivains guinéens et africains en général et nous sommes très fiers de cela, nous allons faire tout notre possible pour que cet évènement de la capitale mondiale du livre soit un succès.' Mohamed Abdel Azim : 'Quelle est la figure emblématique en Afrique qui a marqué votre démarche politique ?' Alpha Condé : 'Je pense que c'est une évidence. Comme tout Africain, c'est Mandela, bien sûr. Comme tout Africain conscient, ce ne peut être que Mandela.'
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Le Haut Commissariat aux Réfugiés met une nouvelle fois en garde la communauté internationale sur la sécheresse qui frappe la corne de l'Afrique, et le risque de famine à grande échelle. Le risque de décès dû à la famine est croissant dans la Corne de l'Afrique, au Yémen et au Nigéria https://t.co/mS5kKsFewn- Le HCR (@Le_HCR) 11 avril 2017 La situation est encore plus critique dans les pays en proie à des violences ou des conflits armés. C'est le cas au Nigéria, au Soudan du Sud, en Somalie et au Yémen où le verrouillage militaire et économique des zones rebelles fait de la faim une arme de guerre. 'Le HCR rappelle à la communauté internationale que la sécheresse de 2011 dans la Corne de l'Afrique a coûté plus de 260 000 vies, dont plus de la moitié était des enfants de moins de cinq ans. Il faut tout prix éviter que ce scénario se répète', a alerté Adrian Edwards, le porte-parole du HCR, lors d'un point de presse ce mardi à Genève. Les Nations unies réclament à la communauté internationale 4,4 milliards de dollars d'ici juillet pour acheminer de l'aide dans ces quatre pays où plus de 20 millions de gens sont confrontés à la faim ou à la famine. L'ONU n'a reçu pour l'instant que 21% de ces fonds.
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Dans le sud-est de l'Italie, deux migrants sont morts la nuit dernière dans un incendie. Ils vivaient ou plutôt survivaient dans ce que l'on appelle le " Grand Ghetto ", un misérable camp de migrants de 5 000 m fait de planches en bois, de bâches en plastique et de cartons. Ce " Grand Ghetto " est apparu en 2012 au milieu des champs et il a déjà connu six incendies. " Ils étaient du Mali, ils étaient très jeunes. Nés en 1981 et 1984. Ils sont morts trop jeunes. Le problème, c'est que l'on n'a nulle part où aller. Ils ont perdu la vie parce qu'ils sont revenus au camp pour dormir ", a expliqué Ibou Traoré, désigné porte-parole des migrants. " Nulle part où aller ", parce que les autorités locales ont ordonné mercredi l'évacuation du camp, qui hébergeait alors environ 350 personnes. Mais après avoir manifesté hier pour demander à rester, entre 100 et 200 migrants vivent encore sur place. Si ces hommes veulent rester ici, c'est parce qu'ils y trouvent du travail dans les champs agricoles. La justice italienne soupçonne des réseaux mafieux de contrôler le camp et d'exploiter le travail des migrants.
Politique
Depuis son retrait de la vie politique en 2014, l’ancien ministre français se consacre entièrement à des projets à l'étranger. Découvrez quelles sont ses nouvelles occupations.
International
Les témoins ne pouvaient pas passer à côté de ça : de la neige est tombée dans le désert du Sahara il y a quelques jours. Découvrez les plus belles images de ce rare phénomène. 
Environnement
Pour la première fois depuis 37 ans, la neige est tombée dans le Sahara algérien. Découvrez les photos de ce phénomène rare.
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Malgré la vente de SFR, Maroc Telecom et GVT, il semble que Vivendi n'a pas renoncé à être opérateur de télécommunications. Le groupe présidé par Vincent Bolloré a lancé en toute discrétion la construction d'un réseau de fibres optiques d'environ 5 000 kilomètres couvrant une demi-douzaine de pays africains. Le coeur de ce réseau sera posé le long de la BlueLine, un chemin de fer qui reliera 5 pays: le Bénin, le Togo, le Niger, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire. L'une des ambitions de Vincent Bolloré est d'apporter du haut débit à l'intérieur du continent africain. Pour le moment, seules les métropoles côtières bénéficient d'une bonne connexion grâce aux câbles sous-marins. - La mise au net de Pierre Kupferman, rédacteur en chef de BFMbusiness.com. - 12h L'heure H, du mercredi 20 juillet 2016, présenté par David Dauba et Anne-Sophie Balbir, sur BFM Business.
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Fleuve sans débouché sur la terre, prisonnier dans la terre qui sculpte le Botswana en un delta magnifique. Sanctuaire pour les éléphants, le delta de l'Okavango est devenu un endroit idéal pour observer de près les pachydermes. Jusqu'à 200 000 grands animaux y vivent en saison sèche. L'entrée et le séjour dans le delta est encadré et réglementé.
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Nouveau pied de nez d'Omar el-Béchir à la justice pénale internationale. Le président soudanais, soupçonné de crimes contre l'humanité, crime de guerre et génocide lors du conflit au Darfour, est arrivé au Rwanda où il doit participer au 27e sommet de l'Union africaine. Le président rwandais Paul Kagamé a assuré qu'il ne serait pas arrêté dans son pays, comme l'exige en principe le mandat d'arrêt établi contre lui par la Cour pénale internationale. Après l'Afrique du Sud, l'Ouganda et Djibouti, Omar el Béchir circulera donc librement au Rwanda.
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Le Soudan du Sud est-il en train de replonger dans la guerre civile, cinq ans après son indépendance ? Les indicateurs le laissent penser. Les appels à la fin des violences se multiplient donc de toutes parts. Au moins 270 morts Des affrontements ont lieu depuis jeudi à Juba et autour de la capitale entre les forces gouvernementales et les ex-rebelles. Ils ont déjà fait plus de 270 morts. Des milliers de civils fuient les combats pour se réfugier dans les camps de l'Onu. Ce dimanche, le Conseil de sécurité des Nations Unies a sollicité l'aide des pays de la région en leur demandant notamment de fournir des Casques bleus supplémentaires dans les rangs de la Minuss. Un Casque bleu chinois a d'ailleurs été tué et plusieurs autres blessés ces derniers jours. .UN condemns fighting in #SouthSudan capital, #Juba, urges access to displaced civilians. https://t.co/OPXrSRJ0ma pic.twitter.com/ipMgU1nlOf- UN News Centre (UN_News_Centre) 10 juillet 2016 L'affrontement incarné par Salva Kiir et Riek Machar Le plus jeune pays du monde se déchire, à l'instar de ces deux hommes : le président Salva Kiir et l'ex-chef rebelle Riek Machar, vice-président du pays. Les deux camps s'accusent mutuellement du déclenchement des violences. Fragile accord de paix Ils ont signé un accord de paix et de partage du pouvoir en août 2015, après deux années de guerre. Un accord fragile qui pourrait voler en éclat si les combats ne cessent pas rapidement. Les Etats-Unis ont ordonné le retrait de tout leur personnel non-essentiel de leur ambassade. La compagnie Kenya Airways a elle suspendu tous ses vols pour Juba. Human Rights Watch met en cause l'ONU Le Kenya et le Soudan ont appelé à mettre fin aux combats. Les ministres des Affaires étrangères de l'organisation régionale des pays d'Afrique de l'Est (Igad) doivent se réunir en urgence lundi à Nairobi. L'organisation humanitaire Human Rights Watch a, elle, sévèrement critiqué l'attitude du Conseil de sécurité de l'ONU dans la crise au Soudan du Sud. 'Pendant trop longtemps, le Conseil de sécurité s'est reposé sur la bonne volonté des dirigeants du Soudan du Sud' et 'a brandi des menaces vides d'embargo sur les armes et de sanctions individuelles', a déclaré dimanche dans un communiqué Akshaya Kumar, directeur adjoint de HRW pour l'ONU. 'Les événements de cette fin de semaine confirment que cette stratégie perdante a échoué', relève-t-il.
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C'était ce vendredi à Juba, capitale du Soudan du Sud : côte-à-côte, dans le palais présidentiel, le chef de l'Etat Salva Kiir et le vice-président Riek Machar. Les deux hommes sont censés évoquer le processus de paix et la situation sécuritaire. C'est alors que des coups de feux retentissent à l'extérieur du bâtiment. Les journalistes présents se protègent avant qu'un calme précaire ne revienne dans ce quartier. Mais d'autres coups de feu sont entendus par la suite en d'autres points de la capitale. Ce samedi matin, on ignore précisément le bilan de ces violences. Certaines sources parlent de plusieurs dizaines de morts. En tout cas, cela témoigne de l'instabilité qui règne dans le Soudan du Sud, alors même que ce pays fête ce samedi son 5ème anniversaire. Elle semble loin, l'euphorie de ce 9 juillet 2011, quand le pays célébrait son indépendance. Depuis, la rivalité entre les deux hommes forts Salva Kiir et Riek Machar s'est transformée en conflit ouvert entre 2013 et 2015. L'accord de paix conclu l'an dernier semble aujourd'hui plus fragile que jamais. Le Secrétaire général de l'ONU a fait part de son 'inquiétude' face à la dégradation de la situation dans ce pays. >> Communiqué de l'ONU Pour aller plus loin + Soudan du Sud : des réfugiés, l'hideux bilan de cinq ans d'indépendance + Soudan du Sud : des obstacles, cinq ans après l'indépendance
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Une centaine de migrants originaires d'Afrique sont bloqués au Costa Rica, un pays large d'une centaine de kilomètres, qui relie les Amériques du nord et du sud. Un camp de fortune a été improvisé à Peñas Blancas au nord du pays, près de la frontière nicaraguayenne... sur la route vers les États-Unis. Pas d'eau courante, ni électricité.... Les conditions sanitaires sont affreuses. La frontière avec le Nicaragua est fermée. Certains migrants attendent depuis plusieurs mois: 'ici on souffre beaucoup. On est arrivé au Costa Rica comme des immigrants mais ils ne nous traitent pas comme des immigrants. On n'a nulle part où dormir, on n'a nulle part ou vivre, et on subit beaucoup de calamités' explique un homme au milieux du bidonville. Comme son voisin, le Costa Rica semble décidé à fermer cette route empruntée chaque année par des milliers de migrants. En avril près de 250 personnes ont été expulsés du pays vers le Panama De plus en plus de migrants se retrouvent bloqués plus au sud, au Panama... Dans un schéma proche de celui des portes de l'Europe.
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Robert Mugabe, 92 ans, règne toujours d'une main de fer sur le Zimbabwe. De nouvelles images de violences policières viennent confirmer la violence du régime alors que, hier, les chauffeurs de bus manifestaient contre la corruption policière. Les fonctionnaires du pays, qui n'ont pas été payés en juin, ont quant à eux décidé de faire grève ce lundi.
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La police italienne dit avoir démantelé un réseau de trafiquants de migrants. Une quarantaine de personnes ont été arrêtées, dont une majorité d'Erythréens et d'Ethiopiens. Le coup de filet a été mené dans la région de Rome et en Sicile. Il s'agit là d'une troisième série d'interpellations dans le cadre d'une vaste enquête. Les autorités ont mis à jour un système complexe entre l'Europe et plusieurs pays africains, reposant entre autre sur des mariages blancs, permettant de faire venir des clandestins. 'Ce système était beaucoup plus cher car il était beaucoup plus sûr, a expliqué le procureur de Palerme, Franco Lo Voi. Les personnes avaient à débourser jusqu'à 15 000 dollars pour chaque opération.' La police s'est appuyée sur le témoignage d'un Erythréen repenti, un ancien passeur qui a décidé d'aider la justice. Il a ainsi détaillé les pratiques des passeurs qui apparemment n'hésitent pas à tuer ceux qui n'ont pas suffisamment d'argent pour payer la traversée de la Méditerranée. D'après la police, l'organisation clandestine s'adonnait aussi au trafic de drogue.
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Hugo Rechter, gérant du fonds Time for Africa de Skylar, nous présente les intérêts d'un investissement sur le marché africain. Il nous dévoile également les principales thématiques à surveiller pour ce type de placement. Preuve que l'Afrique est une piste de diversification intéressante, le fonds Time for Africa a réalisé une performance de l'ordre de 6% depuis le début de l'année, et de 9% depuis sa création. - Intégrale Placements, du jeudi 16 juin 2016, présenté par Antoine Larigaudrie, sur BFM Business.
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Le directeur général de l'Agence française de développement, Rémy Rioux, se retrouve dans une position délicate. Le tout nouveau patron de l'institution veut favoriser les entreprises françaises en Afrique, en ciblant les secteurs où elles sont en bonne position. Pourtant, l'organisme publique s'était rangé depuis quelques années aux recommandations de l'OCDE, qui interdisent les aides liées. L'idée était de réfléchir par projet de développement et faire des appels d'offre ouverts en ne favorisant pas les entreprises françaises. Ce haut fonctionnaire, qui était aux côtés de Laurent Fabius au ministère des Affaires étrangères, s'est ainsi retrouvé dans des situations ubuesques. Par exemple, Rémy Rioux a financé des Chinois contre des industriels français avec l'argent du contribuable. - Le regard de Pierre-Henri de Menthon, directeur adjoint de la rédaction de Challenges. - 18h l'heure H, du mercredi 8 juin 2016, présenté par Hedwige Chevrillon et Guillaume Paul, sur BFM Business.

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