L’affaire Leroux connaît un nouveau rebondissement. Trente-cinq ans après les faits, Maurice Agnelet se présentera bientôt et pour la troisième fois devant une cour de justice pour la disparation d’Agnès Le Roux, héritière du Palais de la Méditerranée, disparue en 1977.

C’est  une saga judiciaire qui dure depuis plus de 35 ans. A 74 ans, Maurice Agnelet va repasser devant une cour d’assises dans le cadre de l’affaire Agnès Le Roux, l’héritière du Palais de la Méditerranée, mystérieusement disparue en 1977. La commission de réexamen de la Cour de cassation a indiqué ce jeudi que Maurice Agnelet devait bénéficier d’un nouveau procès, et devait, en attendant, être remis en liberté. Condamné en 2007 à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’Agnès Le Roux, l’ancien avocat niçois devrait quitter sa prison dans la journée de vendredi. « Mon client est libérable ce soir, mais pour des raisons pratiques, il ne sortira que vendredi vers midi » a indiqué son avocat à la sortie du tribunal.

Cette décision ne sonne pas vraiment comme une surprise, elle était attendue depuis que la Cour européenne des Droits de l’homme a condamné la France début janvier pour violation du droit à un procès équitable. Un nouveau procès devrait donc bientôt se tenir devant la cour d’assises de Rennes. La famille de la victime a de son côté fait savoir qu’elle était toujours intimement convaincue de sa culpabilité. « Nous espérons maintenant qu’un nouveau procès aura lieu le plus rapidement possible compte tenu de l’âge et de la santé de madame Le Roux » a indiqué leur avocat.

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En 1977, Renée Le Roux était à la tête du casino du Palais de la Méditerranée, adresse cotée de la Côte d’Azur située à Nice. Lorsque sa fille Agnès disparait à l’âge de 29 ans, les soupçons se tournent aussitôt vers son amant, Maurice Agnelet. Réputant brillant, ambitieux et séducteur, l’avocat représente Dominique Fratoni, patron du casino Ruhl, l’impitoyable voisin et concurrent du Palais de la Méditerranée. Fait troublant, juste avant sa disparition, Agnès Le Roux avait vendue toutes les parts qu’elle possédait dans le casino familial à Fratoni. En 1985, Maurice Agnelet avait bénéficié d’un non-lieu. Poursuivi de nouveau en 2000 après de nouvelles déclarations de sa femme, le privant ainsi de son alibi, il avait été acquitté au bénéfice du doute, avant d’être condamné à 20 ans de réclusion criminelle en 2007.  

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