Venu apporté son soutien à un candidat UMP en vue des municipales à venir, Alain Juppé n’est pas privé de commenter l’action du gouvernement et la situation de désordre qui règne selon lui au sommet de l’Etat.

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En visite à Eysines, en Gironde, ce jeudi soir, où il était venu soutenir en compagnie de François Fillon la candidature de l’UMP Alain Vergniault, Alain Juppé a fait quelques commentaires sur l’action du gouvernement. Et il n’a pas mâché ses mots. « En ce moment, c'est le foutoir, le foutoir le plus incroyable. Cela porte atteinte à la crédibilité nationale et internationale de notre pays » a estimé l’ancien Premier ministre.

« Je l’aurais renvoyé à ses chères études »Faisant référence au désaccord qui a récemment opposé Cécile Duflot à Jean-Marc Ayrault sur la question de l’aéroport à Notre-Dames-des-Landes, la ministre du Logement ayant affiché son soutien aux opposants au projet défendu par le Premier ministre, Alain Juppé s’est exprimé, là encore, sans langue de bois.  Si, Premier ministre, « l'un de mes ministres avait pris position en disant « je suis contre tout projet de l'extension de l'aéroport de Bordeaux », je pense que j'aurais demandé au président de la République de le renvoyer à ses chères études » a déclaré le maire de Bordeaux.

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« François Hollande laisse M. Valls s'agiter »François Fillon ne s’est lui non plus pas privé de faire le procès du gouvernement. « Au plan national, l'échec du gouvernement est bien plus important que ces histoires » a estimé l’ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy. Prenant la parole durant le meeting, celui qui ne cache pas ses ambitions politiques a vivement tancé François Hollande, qu’il juge incapable de maintenir l’ordre au sein de son gouvernement. « Jamais » a estimé François Fillon, le président de la République « n'arbitre les querelles entre son ministre de la Justice et son ministre de l'Intérieur ». François Hollande « laisse M. Valls s'agiter, il laisse M. Valls bondir sur tous les faits divers, il le laisse exploiter toutes les polémiques à son avantage » a-t-il ajouté. « La réalité, c'est que l'insécurité augmente, c'est que les chiffres sont mauvais, c'est que le bilan du ministre de l'Intérieur est un bilan négatif ».

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