A la suite d'un accident vasculaire cérébral survenu mercredi, René Teulade est décédé ce jeudi à l'âge de 82 ans dans un hôpital parisien. L'ancien ministre socialiste était depuis 2008 le sénateur de la Corrèze.

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L'ancien ministre socialiste René Teulade est mort jeudi à Paris à la suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC). Agé de 82 ans, il avait été admis mercredi dans un hôpital de la capitale.

"Un ami" de François Rebsamen

Née le 17 juin 1931, René Teulade était maire d'Argentat (Corrèze) depuis 1989. Il avait décidé de ne pas se représenter aux prochaines élections municipales de mars prochain. Le sénateur a aussi été membre du Conseil général de Corrèze de 1992 à 2011. Puis il a été nommé en 2008 au Sénat. Entre le 2 avril 1992 au 29 mars 1993, le socialiste avait été le ministre des Affaires sociales et de l'Immigration dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy.

Suite à l'annonce du décès de l'octogénaire, François Rebsamen, le président du groupe PS au Sénat, a exprimé sa "profonde tristesse". Il a notamment salué sa contribution "au basculement de la Corrèze à gauche, une étape importante et symbolique dans parcours" de François Hollande. François Rebsamen a aussi assuré perdre "un ami" qui "restera une figure marquante" de la politique française.

Des soucis judiciaires

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René Teulade était aussi concerné par plusieurs affaires judiciaires. Le tribunal correctionnel de Paris l'avait condamné, en juin 2011, à 18 mois de prison avec sursis et à 5 000 euros d'amende pour abus de confiance dans le cadre de l'affaire de la Mutuelle retraite de la fonction publique (MRFP). René Teulade avait fait appel de cette décision. Le jugement devrait être prononcé dans deux mois, le 11 avril. Par ailleurs, le conseiller général et sept autres prévenus avaient été condamnés pour avoir perçu de la Mutuelle, entre 1992 et 2000, des indemnités à hauteur d'environ deux millions de francs par an à eux tous, soit 300 000 euros au total. Si le code de la mutualité autorise le versement d'indemnités à des dirigeants, sous réserve d'un vote de l'assemblée générale, ce vote n'est jamais intervenu à la MRFP à l'époque concernée.

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