L’homme qui a ouvert le feu ce lundi matin dans les bureaux de la Marine américaine à Washington a fait douze victimes, avant d’être abattu par la police. On ne connait pas encore les motivations de cet ancien membre de l’armée, connu pour ses accès de colère.

Il était 8h20 ce lundi matin quand un homme a ouvert le feu au siège du Commandement des systèmes navals de la Marine américaine (Navsea), à Washington. Le tireur est entré dans le bâtiment où travaillent 3 000 personnes et a ouvert le feu à plusieurs reprises. Il a fait douze victimes et plusieurs blessés, avant d’être abattu par la police après un échange de tirs lors de l’assaut des forces de l’ordre. « Nous sommes sûrs maintenant qu'il y avait une seule et unique personne responsable de la perte de vies dans l'immeuble » a indiqué Cathy Lanier, chef de la police de Washington, dans la soirée de lundi.

Un ancien réserviste connu pour ses accès de colèreL’homme, un ancien membre de l’armée américaine, aurait donc agi seul, mais on ignore encore quelles étaient ses motivations. Aaron Alexis, 34 ans, habitait au Texas et avait servi dans l’armée entre mai 2007 et janvier 2011 comme réserviste, avant d’être écarté des rangs militaires. Connu pour ses accès de colère, il possédait un permis de port d’arme et avait été arrêté par le passé pour en avoir fait mauvais usage. Il avait notamment, en 2004, tiré dans les pneus d’un ouvrier qui s’était garé devant chez lui, et avait justifié son geste par le fait qu’il était en colère. En 2010, il avait de nouveau été arrêté pour avoir vidé un chargeur dans le plafond de sa voisine.

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Il possédait un badge Aaron Alexis serait entré dans le bâtiment abritant les bureaux de la Marine sans éveiller les soupçons des agents de sécurité, puisqu’il possédait visiblement un badge. Il travaillait en effet comme informaticien pour un sous-traitant et était chargé de mettre à jour l’intranet de l’US Navy, a indiqué Hewlett-Packard. De son côté Barack Obama a dénoncé un acte « lâche ». « Nous nous retrouvons une nouvelle fois face à une fusillade de masse » a déclaré le président américain, qui a ordonné que les drapeaux soient mis en berne jusqu’à vendredi.

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