Léa Salamé : pourquoi a-t-elle a fondu en larmes dans "Vivement Dimanche" ?

Publié par Julien Pinardi
le 22/06/2026
Léa Salamé
abacapress
© Jumeau Alexis/ABACA
Invitée de Michel Drucker ce dimanche 21 juin 2026 sur France 3 dans "Vivement Dimanche", Léa Salamé a fondu en larmes lors d'une émission riche en confidences.

Sur le célèbre divan de l'animateur historique, la figure de proue de "Quelle époque !" est revenue sur un itinéraire forgé par l'exigence et des rencontres fondatrices, révélant une vulnérabilité inattendue.

Un canapé rouge chargé d'émotion

Ce 21 juin 2026, France 3 proposait une émission spéciale entièrement consacrée au parcours de l'intervieweuse. Au cours du programme, Michel Drucker a surpris son invitée en diffusant une série d'archives inédites retraçant ses premiers pas journalistiques et ses instants de doute professionnels. Face à ces images rares, la principale intéressée n'a pu retenir ses larmes. "Franchement, je ne pensais pas être bouleversée comme ça. Mais là, Demorand, Elkabbach, Ardisson... J’ai eu de la chance de les côtoyer de près", a-t-elle avoué spontanément sur le plateau de "Vivement dimanche".

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L'ombre des figures tutélaires

Cet instant d'introspection a permis d'aborder l'influence de ses pairs. La journaliste a rendu hommage à Jean-Pierre Elkabbach, "La personne qui m’a mis le pied à l’étrier", évoquant un apprentissage exigeant où la précision de chaque terme était surveillée. "Au début, il m’appelait, il me disait : 'Qu’est-ce que c’est que ces questions de merde ? Ce n’est pas vous qu’on veut entendre, c’est l’invité. Elles vont durer trois heures vos questions, on s’en fout. Coupez !' Et il me raccrochait à la gueule", avoue-t-elle, citée par TV Magazine.

Cet apprentissage "super dur" s'est poursuivi jusqu'au bout : "Mais je sentais qu’il m’aimait bien et qu’il se disait que j’avais peut-être un truc. Il me disait : 'Il faut changer les cheveux, ça ne va pas'. Il m’avait dit : 'On va appeler un paysagiste'. J’ai dit : 'Un visagiste ?' 'Oui, enfin voilà, on s’en fout'. Au bout de deux ans et demi, il apprend que je passe le casting de France 24 qui se montait. Je me souviens de cette scène très dure où vexé, il me voit dans la cour du Sénat et me fait : 'Vous avez intérêt à être prise à France 24, parce que moi, je ne garde pas les déchets des autres'.”

Elle s'est également remémorée l'audace acquise aux côtés de Thierry Ardisson, détaillant comment elle a forgé sa liberté de ton auprès de l'homme en noir. Ces figures masculines l'ont accompagnée dans un milieu de l'information particulièrement rude pour les femmes, lui imposant une pression constante de l'excellence qu'elle assume pleinement aujourd'hui.

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Le message inattendu de Nicolas Demorand et le retour d'hommage

L'émotion est montée d'un cran lorsqu'une vidéo de Nicolas Demorand a été diffusée. Son complice historique, avec qui elle a partagé les rênes de la matinale de France Inter pendant une décennie, a salué sa "puissance" tout en soulignant la "douceur" dissimulée derrière son image souvent perçue comme incisive. Très touchée, celle qui assurait autrefois ne jamais pleurer à l'antenne – une règle déjà mise à mal lors de ses adieux radiophoniques l'année précédente – a réaffirmé son affection pour son ancien confrère, qualifiant leur duo de véritable pilier dans sa trajectoire professionnelle.

"Je l’aime follement, il est mon ami, mon collègue. Ce livre (celui de Nicolas Deomrand, NDLR) a bouleversé des milliers de gens, des centaines de milliers de gens. Ça a été vendu à plus de 100.000 exemplaires. Il a cartonné, mais ensuite ça a été dur de revenir au travail, après le livre, après mon départ, je pense aussi. Là, il est en train de se reconstruire dans cette maladie qui sera sa maladie pour toute sa vie et il le sait. Il va revenir parce que c’est un immense journaliste." 

Elle poursuit : "Il a eu des fulgurances incroyables. C’est un intellectuel, il était prof avant, c’est un philosophe, il a des milliards de choses que la moitié des journalistes n’ont pas. Nicolas Demorand est quelqu’un d’extrêmement important pour moi. C’est mon grand ami. Je le suis, on se parle toutes les semaines. Il m’a encouragée. Il était là au début du 20 heures. Et il a contribué à briser un tabou sur la santé mentale et c’est immense ce qu’il a fait." 

Elle finit par avouer à Michel Drucker : "Vous m’avez bouleversée par tous ces extraits-là. Je ne pensais pas que j’allais être cueillie comme ça."

De la rigueur de l'info au succès télévisuel

Cette séquence télévisuelle illustre une évolution manifeste pour l'animatrice vedette des samedis soirs de France 2. En imposant sa propre signature dans "Quelle époque !", elle démontre une nouvelle approche du divertissement, délaissant son armure de femme de fer pour dévoiler une personnalité plus accessible. L'exercice n'est toutefois pas sans embûches, puisqu'elle a conclu son intervention en expliquant la complexité de maintenir un équilibre entre sa vie privée et une exposition médiatique désormais maximale.

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