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Le secteur viticole est l'un des plus touchés par la pandémie de coronavirus Covid-19. Pour pallier les difficultés économiques qu'il rencontre, une idée a émergé : faire du gel hydroalcoolique à partir du vin.
Coronavirus Covid-19 : le vin utilisé comme gel hydroalcooliqueLe vin pourrait bientôt être utilisé pour confectionner du gel hydroalcooliqueIstock

C’est l’eurodéputé socialiste Eric Andrieu qui a fait la demande à la Commission européenne d’activer le mécanisme de distillation de crise pour aider les viticulteurs en danger économiquement, informe Ouest France. En effet, le coronavirus Covid-19 touche énormément le secteur viticole qui se trouve dans l’incapacité d'écouler les stocks. Selon l’eurodéputé, l’alcool résultant de la distillation pourrait servir à confectionner des gels hydroalcoolique. Les citoyens seraient satisfaits en vue du manque dans les supermarchés, et les viticulteurs pourraient reprendre une activité.

"Même si cet alcool est un peu plus cher que celui produit avec la betterave, il y a aujourd’hui une telle demande pour le gel hydroalcoolique, que tout le monde serait gagnant", explique Eric Andrieu.

"La Commission européenne a les outils juridiques et financiers pour intervenir sur le marché en temps de crise, si elle ne le fait pas aujourd’hui, les petits producteurs risquent de disparaître". L’urgence est donc de mise, d’autant plus qu’en s’y mettant maintenant, le stock de vin français pourrait être distillé avant la fin de l’été à près de trois millions d’hectolitres.

Les viticulteurs en soutien

Cette alternative économique enchante l’ensemble du secteur viticole, qui soutient vivement l’eurodéputé socialiste. Le président de la Fédération des vignerons indépendants de l’Aude, Alexandre They, estime que ce processus est "indispensable pour une sortie de crise". Il rappelle également que le secteur viticole sort d’une année 2019 très compliquée. En effet, le président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump, avait imposé une taxe sur les importations de vins français, espagnols et allemands en réponse aux subventions européennes à Airbus.

Pour valoriser l’étude du dossier, Eric Andrieu a proposé aux États concernés, ainsi qu’à l’Europe, de prendre en charge le coût de distillation. Sa participation serait à hauteur de 80 centimes par litre. Pour le moment, aucune réponse n’a été communiquée.

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