C'est l'une des ambitions à peine dissimulée de la réforme des retraites. Emmanuel Macron et son gouvernement entendent vous pousser à travailler plus. Et pour y parvenir, l'exécutif a mis en place plusieurs tactiques…
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Réforme des retraites : Emmanuel Macron s’est engagé à ne pas toucher à l’âge de départ

Le président de la République a été on ne peut plus clair sur le sujet : il s’est engagé à ne pas repousser l’âge légal de départ à la retraite, actuellement fixé à 62 ans. Pourtant le gouvernement a mis au point plusieurs stratégies susceptibles de l’aider à repousser l’âge de départ des assurés… Sans les y contraindre légalement.

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C’est pourquoi le Haut-commissaire à la réforme des retraites à assuré que "ceux qui veulent aller plus loin que l’âge légal" seraient "récompensés" aux micros de France Télévision. Jean-Paul Delevoye, qui rappelle que la notion de "durée de cotisation" et "d’âge à taux plein" va disparaître avec la réforme promet une plus grande "liberté de choix".

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A ses yeux, toutes celles et ceux qui décideront de retarder leur cessation d’activité d’au moins un an, passé 62 ans, contribuent à "la solidité du système". Par conséquent… "On doit vous accompagner parce qu’on appelle des coefficients majorants, pour vous permettre de pouvoir optimiser votre choix", explique-t-il. Le principe même d’une surcote qui favorise un départ repoussé.

Cette ambition de la réforme est à peine masquée. "Le passage d’un système [sans] référence au taux plein pourrait conduire à ce que les assurés liquident leurs droits plus précocement, avec le risque que l’âge minimal des droits soit la nouvelle référence", alertait d’ailleurs le Conseil d’orientation des retraites (Cor) en novembre dernier.