Raphaël Glucksmann : sa compagne Léa Salamé encore marquée par le 11 Septembre, « J’étais sous les tours »

Publié par Sarah Martin
le 11/09/2026
Léa Salamé
abacapress
©Jumeau Alexis/ABACA
Étudiante à New York en 2001, la journaliste Léa Salamé a frôlé la mort au pied des tours jumelles du World Trade Center.

Vingt-cinq ans après l'attentat qui a ébranlé la planète, le souvenir demeure une blessure vive pour des millions de témoins. Pour la journaliste Léa Salamé, compagne de l'homme politique Raphaël Glucksmann, cet événement historique relève d'une épreuve physique vécue à quelques mètres seulement du brasier.

Un réveil brutal à trois blocs de l'apocalypse new-yorkaise

En septembre 2001, alors âgée de 21 ans, l'étudiante suit le cursus de journalisme de l'université de New York dans le cadre d'un échange avec Sciences Po. Logée sur John Street avec sa camarade Clémence, elle entend une violente détonation à 8 h 46 sans comprendre la catastrophe en cours. « Le 11 septembre 2001, j'étais sous les tours du 11 septembre à New York. J'étais en échange avec Sciences Po pendant un an à NYU [...]. Et il se trouve qu'on avait nos dortoirs qui étaient à John Street, qui est exactement à trois blocs du World Trade Center », a-t-elle raconté dans l'émission Small Talk de Konbini. Une voisine tambourine alors à sa porte pour lui ordonner d'évacuer immédiatement l'immeuble.

Le souffle des explosions, la fuite et l'indicible effroi dans les décombres

Descendue à la hâte dans la rue en jupe légère, la jeune femme est violemment projetée à terre par le souffle du second avion. Blessée aux jambes et perdant une chaussure dans la panique, elle court éperdument vers le nord de Manhattan : « On est tous projetés par terre et là je suis totalement éraflée [...], je me lève et je commence à courir et je cours. Et je perds ma tong [...] et je donc cours, j'en garde une et l'autre pied nu », confie-t-elle à Konbini. Durant sa course, elle aperçoit des silhouettes projetées dans le vide : « À un moment je me suis arrêtée, j'ai retourné ma tête et j'ai vu les gens... Je voyais des hirondelles, je comprenais que c'était les gens qui sautaient ».

L'incompréhension du drame et le choc des retrouvailles à l'université

Après une heure d'errance dans la poussière, elle retrouve sa colocataire en pleurs au sein de la faculté. Alors que le monde observe la tragédie en direct, la future compagne de Raphaël Glucksmann ignore l'effondrement des gratte-ciels : « Elle m'a dit : "Mais les tours sont tombées !" Et je dis : "Mais quelles tours, de quoi tu me parles ?" Je ne comprenais rien parce que vous vous aviez vu à la téloche, parce que moi j'avais vécu en dessous ».

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Vingt-cinq ans après : un traumatisme persistant 

Si cette confrontation précoce avec l'histoire a forgé sa détermination de reporter, la cicatrice sensorielle ne s'est jamais refermée. Aujourd'hui encore, la figure de France Télévisions refuse de regarder les rétrospectives audiovisuelles de l'événement. « Depuis [...] maintenant, je ne peux pas regarder les images », avouait-elle sans détour sur les ondes de RTL dans l'émission On refait la télé.

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