Si la course à l'Elysée a pris fin dimanche pour François Fillon, ses ennuis judiciaires, eux, ne sont pas terminés. Aussi apprend-on ce mercredi que les magistrats continuent d'instruire le dossier et même, qu'ils ont récemment demandé l'aide des journalistes. 
AFP

L’enquête concernant les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon se poursuit. Aussi les juges d’instruction en charge de cette affaire continuent de chercher des éléments qui attesteraient du travail effectif accompli par l’épouse de l’ex-Premier ministre lorsqu’elle était son attachée parlementaire. Et alors que l’ancien candidat à la présidentielle et son épouse ont fait valoir que cette dernière avait notamment aidé son mari sur le terrain, dans sa circonscription de la Sarthe, les magistrats ont décidé de solliciter l’aide des journalistes locaux. Leur objectif : trouver des archives de journaux montrant que Penelope Fillon est bel et bien allée à la rencontre des administrés en tant qu’assistante parlementaire de son mari lorsqu’il était député.

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En tout, cinq hebdomadaires ont reçu le même courrier

"Nous avons reçu une lettre du pôle financier de Paris aujourd’hui", a raconté à l’AFP Samuel Quignon, le rédacteur en chef du Petit-Courrier-L’Echo de la Vallée du Loir. Le journaliste a ensuite précisé la teneur de ce courrier : la justice lui demande "de fournir tout article publié évoquant Mme Penelope Fillon et notamment tout article relatant sa participation à des évènements locaux (inaugurations, cérémonies officielles, visites d’hôpitaux, de maisons de retraite, vernissages, concours divers, etc) publié en 1998 et 2016". Selon les informations de l’AFP, au total, quatre autres hebdomadaires auraient reçu ce même courrier : L’Action Républicaine, Les Nouvelles de Sablé, Le Perche et L’Orne Hebdo.

Soupçonnée d’avoir bénéficié d’emplois fictifs rémunérés par l’argent public, Penelope Fillon est depuis le 28 mars mise en examen pour "complicité et recel de détournement de fonds publics", "complicité et recel d'abus de biens sociaux" et "recel d'escroquerie aggravée".

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