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Aucun élu de droite comme de gauche ne veut siéger à côté des 22 élus FN du conseil régional d'Ile-de-France. Avant eux, d'autres élus frontistes ont été victimes de rejet de la part de leurs opposants.
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"Un cordon sanitaire" autour de conseillers régionaux FN

Les élus du Front national sont-ils traités comme des parias ? Certains, s'il on en croit cet article de l'Opinion  qui révèle qu'aucun élu de droite comme de gauche ne veut s'asseoir à côté des 22 conseillers régionaux FN dans le conseil régional d'Ile-de-France. Citée par le journal, la présidence de la région s'est dédouanée : "Ce n'est pas de notre faute, personne ne veut s'asseoir à côté d'eux !" Reste que la vingtaine d'élus frontistes n'apprécie pas la chose, et voit cette marque d'incivilité à leur égard comme "une petite humiliation qui en dit long".

Mélenchon peste à côté de représentants frontistes

En novembre 2015, lors d'un hommage national aux victimes des attentats de Paris, Jean-Luc Mélenchon avait été positionné dans les tribunes... à côté d'une brochette de représentants du Front national (Nicolas Bay - à la gauche de Mélenchon sur la photo - Marine Le Pen et Florian Philippot). Ce que n'a pas du tout apprécié l'ancien leader du Front de gauche, jugeant cette "attention particulière de la Présidence misérable".

Le sénateur David Rachline évité...

 © Capture d'écran

Début octobre 2014, c'est David Rachline, sénateur frontiste, qui avait été mis à l'index. Comme le veut la tradition, c'est le benjamin (en l'occurence, lui) du Sénat qui doit faire office de secrétaire de la séance inaugurale en gardant l'urne où sont déposés au fur et à mesure les bulletins de vote des sénateurs qui élisent le président de la chambre haute.

Or ce 2 octobre, Esther Benbassa, sénatrice EELV, a ostensiblement refusé de lui serrer la main, comme c'est d'usage, en déposant son bulletin dans l'urne. Interviewée sur son (non) geste, elle avait déclaré à BFMtv: "On ne va pas me dire qu'au nom de la démocratie je dois lui serrer la main. Alors j'aurais dû serrer la main d'Hitler aussi".

... tout comme sa collègue Marion Maréchal-Le Pen à l'Assemblée nationale

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En juin 2012, le même cas de figure avait eu lieu dans l'autre assemblée avec Marion Maréchal-Le Pen. Benjamine de l'Assemblée nationale, elle devait garder l'urne au moment du vote du président de la chambre basse. Mais là encore, peu lui ont serré la main.