Miss France : le cliché qui déclenche un scandale politique et des accusations de "sectarisme" contre le comité
Élue en décembre dernier, la jeune Hinaupoko Devèze navigue depuis peu dans les eaux de la notoriété nationale. Alors qu'elle enchaîne les apparitions publiques, une rencontre inopinée survenue lors de l'une de ses tournées régionales vient raviver le débat sur la neutralité imposée par son écharpe, comme nous vous le rapportions.
Une séance de dédicaces à Sens qui tourne au séisme médiatique
Le samedi 18 avril 2026, la reine de beauté participe à un événement à Sens, dans l'Yonne. Sur place, Julien Odoul, député du Rassemblement National, prend la pose à ses côtés et publie l'image sur son compte X.
Il accompagne son post d'un message enthousiaste : "Très heureux de saluer notre Miss France […] Merci pour ce moment de proximité et de simplicité. Nous avons une reine de cœur !" En quelques heures, le cliché devient viral et divise les internautes, soulevant la question d'une éventuelle récupération politique.
La riposte immédiate du Comité : l'exigence de neutralité
Face à l'ampleur de la diffusion, Frédéric Gilbert, président de la Société Miss France, contacte rapidement l'élu pour réclamer la suppression de la publication. L'organisation défend une ligne stricte, rappelant dans un communiqué relayé par Entrevue que "Miss France est une institution se voulant strictement apolitique." L'affaire prend un nouveau tournant sur le plateau de l'émission "TBT9", où l'animateur Cyril Hanouna dévoile l'existence d'un SMS de pression envoyé au parlementaire, qualifiant au passage la démarche du comité d'excessive.
"Sectarisme" et "régime patriarcal" : la contre-attaque de Julien Odoul
Le parlementaire n'entend pas céder aux injonctions. Il refuse fermement de retirer sa publication, dénonçant une "polémique aussi ridicule que grotesque." L'élu monte ensuite au créneau dans les colonnes de TV Magazine. Il fustige les méthodes de la direction, pointant du doigt un véritable "sectarisme." Il va plus loin en dénonçant un "régime patriarcal" qui, selon ses termes, maintiendrait la jeune femme sous tutelle et la priverait de sa liberté d'expression en tant que citoyenne.
L'argument du "deux poids, deux mesures" et l'avenir du règne
Pour étayer sa défense, Julien Odoul s'appuie sur d'anciennes rencontres entre des figures de l'État et les précédentes lauréates. Sur X, il interpelle directement le président du comité : "Est-ce que Frédéric Gilbert [...] va également demander la suppression de ces photos aux politiques @AgnesRunacher, @xavierbertrand, @frebsamen ou à Mme Macron, qui se sont tous affichés aux côtés de ces Miss France ?"
Pendant ce temps, Hinaupoko Devèze garde le silence sur cet affrontement. La jeune femme avait simplement glissé récemment au magazine Officielles : "Ma famille et mes amis savent dans quoi je me suis engagée." Cette passe d'armes interroge sur la gestion de l'image de l'institution dans un contexte public particulièrement polarisé.
- Hinaupoko Devèze : Miss France 2026 au cœur d'une polémique après une photo avec un élu RN
- Jean Imbert : nouvelles révélations sur son comportement violent avec les femmes
- Laeticia Hallyday : "tendue et offusquée" face à une décision cruciale
- Miss France 2026 : une vidéo choc secoue le concours, deux candidates dérapent en coulisses