Sitôt l'annonce des 428 premiers candidats investis par le mouvement d'Emmanuel Macron, plusieurs irrégularités ont été constatées : candidats investis "par erreur", candidat condamné par la justice...
AFP
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Les investis "par erreur"

Le secrétaire général d'"En Marche", Richard Ferrand, a dévoilé les 428 premiers candidats investis pour les législatives sur la liste "La République en marche". Mais quelques minutes à peine après le dévoilement de cette liste à la presse, plusieurs couacs ont été relevés.

Il y a tout d'abord les candidats investis... mais qui n'ont pas été au courant. Ainsi de Mourad Boudjellal, président du Rugby club toulonnais (RCT), et de François Pupponi, député-maire (PS) de Sarcelles. Les deux ont réfuté, dans la presse, toute candidature auprès de La République en marche, qui a reconnu avoir "commis une erreur sur trois ou quatre noms" dans la liste des 428 candidats. Egalement présent par erreur sur la liste, le député PRG du Pas-de-Calais Stéphane Saint-André a lui aussi fait savoir qu'il avait décliné l'investiture proposée par La République en marche. Même chose pour Augustin Augier, le fils du maire de Deauville Philippe Augier, qui a démenti sur Twitter :

Le candidat investi et condamné

Parmi les conditions pour être investi figurait l'absence de condamnation. Sur son site, le mouvement écrit clairement : "Aucun(e) candidat(e) ne sera investi(e) s'il ou elle n'a pas un pas de casier judiciaire vierge ou s'il ou elle a été condamné(e) dans le passé à une peine d’inéligibilité."

Pourtant, Thierry Robert, député MoDem sortant de La Réunion, plusieurs fois condamné, dont une fois pénalement pour diffamation en 2016, était sur la liste des 428 premiers candidats de La République en marche. Le mouvement d'Emmanuel Macron a parlé d'"erreur" et a enlevé son nom de la liste.

Un candidat investi puis éjecté à cause de Valls

Animateur du mouvement d'Emmanuel Macron à Evry (Essonne), Saliou Diallo, était investi pour les législatives jusqu'à... ce que Manuel Valls fasse entendre ses revendications. En effet, en début de semaine, l'ancien Premier ministre a clairement fait entendre qu'il aimerait se présenter dans son fief d'Evry sous les couleurs de la majorité présidentielle. Sauf qu'"En Marche" lui avait signifié une fin de non-recevoir, déclarant même qu'un candidat avait déjà été investi dans sa circonscription.

Mais jeudi, Emmanuel Macron a semble-t-il voulu ménager son ancien patron au gouvernement puisqu'il a été décidé, sans l'investire, de ne pas présenter de candidat face à lui dans sa circonscription. Au micro de France Info, Saliou Diallo a fait entendre sa colère : "Les habitants de cette circonscription ne veulent plus de Manuel Valls comme candidat. Je demande à la commission d'investiture de revenir sur cette décision et de prendre quelqu'un qui s'est investi dans la campagne 'En marche' pour Emmanuel Macron."

La déception de François Bayrou

Au soir de l'annonce des premiers candidats investis par La République en marche, François Bayrou a laissé éclater sa colère. L e président du MoDem qui espérait plus de candidatures, a prévenu que la liste n'avait pas "l'assentiment" de son parti, qui avait conclu un accord avec "En Marche !", mais dont les termes n'ont pas été rendus publics.

A l'Obs, François Bayrou confiait, quelques heures seulement après la parution de la liste des candidats investis : "C'est une opération recyclage du Parti socialiste. La grande lessiveuse. Je ne laisserai pas faire ça." "Je convoque le bureau politique du MoDem demain soir en souhaitant que dans les heures qui viennent, un mouvement de raison permette des investitures communes dans toutes les circonscriptions comme Emmanuel Macron et moi en sommes convenus depuis le premier jour de notre entente", a affirmé le président du MoDem à l'AFP

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